Nagui, qui est producteur exécutif des «Victoires» de la musique pour la deuxième année, a l’intention de «mettre du glamour» dans la cérémonie, qu’il présentera seul sur France 2 samedi en l’absence de Michel Drucker.Victime d’une rupture des ligaments du genou lors d’un accident de ski le 27 février, il fera un «check up» avec son médecin jeudi pour être sûr de pouvoir présenter l’émission.
média+ : Pourquoi Michel Drucker n’est-il pas à vos côtés cette année?
Nagui : Il m’a dit dès septembre qu’il ne pourrait pas le faire cette année car il a trop de boulot. En son absence, on va prendre des remettants qui ne sont pas connotés musique, des comédiens, des mannequins ou des comiques, pour mettre du glamour dans la cérémonie. Il y aura par exemple Miss France 2008, Anne Brochet, Mareva Galanter, Hafsia Herzi (l’actrice de «La Graine et le Mulet»), Adriana Karembeu, Helena Noguerra, Ariel Wizman, Shirley et Dino ou Edouard Baer. Tout ça va donner un peu de mouvement.
média+ : Comment muscler le rythme de l’émission, à laquelle on reproche souvent sa longueur?
Nagui : L’an passé, le rythme était bon. On va donc garder le principe d’une voix off, des inscriptions sur l’écran pour donner le maximum d’infos en peu de temps, ainsi que la limite d’une minute pour les remerciements. Mais c’est la quadrature du cercle: il y a 27 ou 28 chansons, ce qui fait déjà deux heures et quart de musique uniquement. En rajoutant les hommages, ça fait deux heures et demie. Il reste une demi-heure trois-quarts d’heure pour quinze prix. En proportion, on est à trois-quarts de musique pour un quart de remise de récompenses: je veux bien qu’on m’explique comment faire plus rapidement.
média+ : La perspective de la suppression de la publicité sur France Télévisions peut-elle remettre en cause l’existence des «Victoires»?
Nagui : Sûrement pas, à en juger par tout ce qui a été dit jusqu’à présent, et qui a l’air plutôt rassurant, sur le périmètre, la mission (de France Télévisions), l’importance du spectacle vivant. Aux «Victoires», qui sont sous le haut parrainage du ministère de la Culture, c’est du live, du franco-français, et les trois-quarts des artistes sont auteurs compositeurs interprètes. On est dans une dimension de la particularité culturelle française.



































