Cinéma: l’indien Reliance ADAG négocie une participation dans DreamWorks

Le groupe indien de télécommunications Reliance ADAG négocie avec les studios DreamWorks de Steven Spielberg une prise de participation, ce qui constituerait le premier investissement du cinéma de Bollywood à Hollywood, a indiqué jeudi une source proche du dossier. Cela vient confirmer des informations du « Wall Street Journal » mardi selon lesquelles Reliance Anil Dhirubhai Ambani Group (ADAG) allait investir de 500 à 600 millions de dollars dans DreamWorks SKG pour l’aider à se séparer des studios Paramount du groupe américain Viacom. «Il est de notoriété publique que Paramount et Spielberg ont un problème. On comprend clairement que DreamWorks cherche de nouveaux partenaires», a indiqué cette source proche des négociations indo-américaines. «Nous parlons certainement de centaines de millions de dollars», a indiqué cette source, refusant de dire quand les discussions entre Reliance ADAG et DreamWorks pourraient déboucher sur un accord. Il s’agirait en tout cas du premier investissement de l’industrie du cinéma de Bollywood, qui produit depuis Bombay quelque 800 films par an, dans celle de Hollywood. DreamWorks est détenu depuis 2006 par le groupe de médias Viacom, mais M. Spielberg et son partenaire David Geffen ont fait valoir qu’ils comptaient reprendre leur liberté dès que leur contrat leur permettrait. La séparation pourrait intervenir cette année. Après le divorce avec Viacom, DreamWorks conserverait son nom actuel, mais devra renoncer aux droits des films produits pendant la courte période passée dans le giron de Viacom. DreamWorks est spécialisée dans la réalisation de films «classiques», tels que «Il faut sauver le soldat Ryan». Son ancienne division spécialisée dans les dessins animés, DreamWorks Animation SKG, qui est l’auteur de grands succès comme «Shrek» et «Kung-Fu Panda», est géré de manière indépendante et ses productions continueront à être distribuées par Paramount, les studios du groupe Viacom.

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