Louis Hachette Group, qui comprend les activités de Lagardère et le groupe de médias Prisma, a annoncé un c.a. en hausse au 1T, à 2,09 milliards d’euros, en pleins remous au sein d’une de ses maisons d’édition, Grasset. Cette hausse d’environ 2% en données publiées est une nouvelle fois principalement due à Lagardère Travel Retail, branche d’activité de Lagardère dont dépend un réseau international de boutiques dans les aéroports et les gares. Son c.a. augmente de 5%, à 1,36 milliard d’euros. Celui de Prisma Media (Capital, Geo, Femme Actuelle, Voici…) recule fortement, de plus de 18%, à 56 millions d’euros. Dans un contexte de crise des médias, le numéro 1 de la presse magazine en France a prévu un vaste plan social: jusqu’à 279 licenciements pour motif économique, sur environ 650 postes. Par ailleurs, Lagardère Publishing, qui rassemble les activités d’édition de Lagardère, voit son chiffre d’affaires France et monde stagner, à 615 millions d’euros (-1,1%). En France, ce c.a. «est en croissance de 1%, dans un marché en recul de 6%», précise Louis Hachette Group dans un communiqué, en citant «les succès chez Calmann-Lévy du dernier roman de Guillaume Musso (Le Crime du Paradis) et du 4ème et dernier tome de la saga de Pierre Lemaître (Les Belles Promesses)». Lagardère Publishing détient le numéro un français de l’édition, Hachette Livre. L’une de ses maisons d’édition, Grasset, est actuellement secouée par une crise: des écrivains ont annoncé qu’ils refusaient d’y publier de nouveaux livres pour dénoncer le «licenciement» du PDG de Grasset Olivier Nora, dont ils tiennent pour responsable le milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Ce dernier détient 31% de Louis Hachette Group, né de la scission de Vivendi fin 2024. Enfin, Lagardère Live, qui comprend les médias de Lagardère et ses activités de spectacle vivant, affiche un c.a. de 57 millions d’euros (+2,4%).



































