B. DEVEAUD (Enquête Exclusive) : «Nous travaillons avec une douzaine de producteurs réguliers»

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Diffusion dimanche 28 avril à 23h10 sur M6 du 500ème numéro d’«Enquête Exclusive». Lancé il y a 13 ans, le magazine d’information parcourt le monde et propose cette semaine une enquête sur le Kazakhstan. Rencontre avec Bertrand DEVEAUD, Rédacteur en Chef d’«Enquête Exclusive».

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Comment la ligne éditoriale d’«Enquête Exclusive» a-t-elle évolué en 500 numéros ?

Bertrand DEVEAUD

L’ambition de départ était de produire un magazine de grands reportages sur ce qui se passe à l’étranger et en France. Pour une chaîne premium comme M6, c’était un vrai pari. En 13 ans, après avoir visité 70 pays et proposé 458 heures de documentaires, nous sommes parvenus à installer ce magazine dominical. La ligne éditoriale a évidemment évolué pour sans cesse se renouveler. Il y a quelques années, nous avions beaucoup plus de sujets tournés en France (près de 60%) avec notamment des «flics story». Progressivement, notre ambition a été d’ouvrir le magazine, partir à l’étranger, élargir l’horizon et se rendre là où il est interdit d’aller. On s’est aperçu que notre public suivait. Il a fallu trouver de bonnes histoires, des situations fortes et des personnages emblématiques. Les sujets devaient, même s’ils étaient tournés à l’autre bout du monde, intéresser le grand public.

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Votre audience se maintient, en dépit d’une concurrence exacerbée…

Bertrand DEVEAUD

C’est exact ! Avec une moyenne de 1,1 million de téléspectateurs, 13% de pda sur les 4+, 19% auprès des moins de 50 ans et 19% sur les FRDA-50, «Enquête Exclusive» réalise sa meilleure saison auprès de l’ensemble du public depuis 6 ans. C’est aussi la meilleure saison depuis 11 ans auprès des moins de 50 ans et des FRDA. 

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Certains observateurs trouvent qu’«Enquête Exclusive» est volontairement racoleuse. Qu’en pensez-vous ?

Bertrand DEVEAUD

Franchement, racoleur, je ne peux pas entendre ça ! A l’époque, il nous est arrivé de proposer des titres un peu caricaturaux. Mais aujourd’hui, quand on produit un sujet sur le Cachemire, la Tchétchénie ou la Sibérie, ils ne sont pas racoleurs. On essaie d’amener le public sur des terrains qu’ils ne connaissent pas. Notre plus belle réussite par exemple est de réaliser un score d’audience faramineux avec les Mennonites, une ancienne communauté religieuse qui vit en Amérique centrale. 

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Combien de producteurs travaillent pour le magazine ?

Bertrand DEVEAUD

Nous travaillons avec une douzaine de producteurs réguliers qui font 2 à 3 documentaires par an. Parfois, nous ouvrons l’émission à des producteurs que l’on connaît moins et qui arrivent avec une idée ou une approche un peu différente. Notre politique est d’écouter toutes les propositions. Comme nous sommes le seul magazine hebdomadaire sur une chaîne historique qui propose du grand reportage à l’étranger, nous recevons beaucoup de projets.

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Quels seront justement les prochains sujets traités dans «Enquête Exclusive» ?

Bertrand DEVEAUD

A venir, nous aurons un sujet sur l’Azerbaïdjan et sa capitale Bakou. Un autre sur les «keys», un archipel d’îles en Floride. Un troisième sur les «van life», les nouveaux gens du voyage qui partent plusieurs années sillonner les routes américaines. Nous allons aussi avoir des sujets sur les mineurs en prison aux États-Unis. Entre le moment où nous recevons le projet et le moment où nous le mettons à l’antenne, il peut s’écouler entre 6 mois et deux ans.