Le ministre de l’Economie numérique, Eric Besson, s’est dit «favorable» mercredi à ce qu’un commissaire du gouvernement siège au sein de l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep), tout en soulignant que ce n’était pas «une mise sous tutelle». «Les enjeux qui se présentent devant nous, qu’il s’agisse de l’attribution des fréquences ou du déploiement de la fibre optique, appellent une étroite coordination entre les pouvoirs de l’Autorité et ceux du gouvernement», a déclaré le ministre lors des voeux annuels de l’Arcep. «Je suis donc favorable à ce que, sur le modèle de la commission de régulation de l’énergie, un commissaire du gouvernement puisse animer ce dialogue au quotidien», a poursuivi M. Besson. «Il ne s’agit ni d’une mise sous tutelle, ni d’une remise en cause de l’indépendance de votre Autorité», a-t-il souligné, mais «au contraire, de s’assurer que nous agissons ensemble avec la plus grande efficacité, au service de l’intérêt général et de la cohérence de l’action de l’Etat».
Lors de son discours, Jean-Ludovic Silicani, président de l’Arcep, lui a répondu: «je ne crois pas que le dialogue, l’échange, l’écoute soient contradictoires avec l’indépendance», ajoutant qu’il «convient toutefois de garder en tête la ligne au-delà de laquelle la coopération (avec le gouvernement, ndlr) pourrait devenir de la confusion».




































