Dernier adieu à Philippe Gildas, grande figure des médias et visage emblématique de Canal+

248

Grande figure des médias et visage emblématique de Canal+, Philippe Gildas avait demandé que ses obsèques soient une fête: entre ses chansons préférées et des fous rires à répétition, un dernier adieu comme nulle part ailleurs lui a été rendu lundi. 

Accueillis par Maryse Gildas, son épouse, le ministre de la culture Franck Riester, l’un de ses prédécesseurs Jack Lang, l’ancien président de Canal+ Pierre Lescure, Antoine de Caunes, José Garcia, Dominique Farrugia, Bruno Solo, Patrick Poivre d’Arvor, Serge July, Michèle Cotta, Jean-Pierre Elkabbach, Marc-Olivier Fogiel, Michèle Laroque et  François Rollin ont notamment assisté à un hommage laïc organisé au crématorium du Père-Lachaise. Antoine de Caunes, son complice des années «Nulle part ailleurs», a salué «l’immense professionnel» qu’était Philippe Gildas, sans oublier de respecter à la lettre sa volonté de ne pas rendre l’assistance triste. «Philippe est né dans le religion catholique. Il a décidé de faire sa sortie en homme libre. Leprêtre (ndlr : nom de naissance de Philippe Gildas), il est là, dans la boîte!», a dit Antoine de Caunes, déclenchant un fou-rire. «Gildas n’était pas un saint, mais la somme de ses défauts n’arrive pas à la cheville de sa principale qualité: une immense bienveillance qui lui vaudra toutes les indulgences», a ajouté Antoine de Caunes qui a rappelé aussi quelques mémorables gaffes à l’antenne de celui à qui il voue «une reconnaissance éternelle». 

«Philippe Gildas nous a appris le fond et la manière, le sens et l’habillage, le bon ordre et la bonne mise en page», a dit pour sa part Pierre Lescure. «Tu avais l’obsession des news. Jamais ta crédibilité de journaliste n’a été entamée. Tu as fait éclore tant de talents. Tu n’as pas fini de nous inspirer», a ajouté M. Lescure lors de la cérémonie ponctuée par les chansons préférées de Philippe Gildas dont «You are so beautiful» de Joe Cocker, «In my life» des Beatles et «La Folle complainte» de Charles Trénet. 

Ses fils et l’un de ses petits-enfants se sont succédé pour rendre hommage au père et au grand-père «animé par une rage de vivre» et d’un humour intact jusqu’au bout. Evoquant ses obsèques, Philippe Gildas s’était réjoui de ne pas avoir à se préoccuper du discours.