Plusieurs dizaines de journalistes et employés de France 3 Sud ont déployé des banderoles exprimant leur inquiétude sur l’avenir de l’audiovisuel public mercredi matin sur plusieurs ponts de la rocade de Toulouse. «France 3, ma télé assassinée», «France 3, Sarkozy m’a tué», «France 3, mort programmée», «Touche pas à ma télé», affirmaient ces banderoles. Selon Michel Pech (SNJ-CGT), représentant l’intersyndicale des personnels de France 3 à Toulouse, près de 90% des salariés de la station étaient en grève mercredi matin. Estimant que «la grève sera bien suivie», le directeur régional de la station, Jérôme Cathala, a indiqué que le pourcentage de grévistes ne devrait être connu qu’en fin de matinée. Des émissions de la télévision publique et des radios de Radio France étaient par ailleurs perturbées mercredi par une grève de 24h00 qui survient le jour où la commission Copé, chargée de réfléchir à l’avenir de la télévision publique sans publicité, tient une dernière réunion plénière dans la matinée. Les salariés de France Télévisions, Radio France, RFI, l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et de TV5Monde sont appelés à cesser le travail, puis à manifester à Paris, de la place de la Bastille à République à partir de 14h00, «pour la défense du service public et la garantie du pluralisme de l’information».



































