Disney solide au 1T mais inquiet d’un ralentissement aux États-Unis

Disney solide au 1T mais inquiet d’un ralentissement aux États-Unis

Disney a publié lundi des résultats supérieurs aux attentes du marché pour le premier trimestre de son exercice comptable décalé (clôturé fin décembre), marqué par le dynamisme de ses parcs d’attractions et croisières, mais a averti d’un possible ralentissement aux Etats-Unis. Le bénéfice net atteint 2,48 milliards de dollars, en baisse de 6% sur un an, selon un communiqué. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, il pointe à 1,63 dollar, au-dessus du 1,57 dollar projeté par les analystes, selon un consensus établi par FactSet. Tout comme au trimestre précédent, le groupe de Burbank (Californie) a été tiré par la croissance de sa division «Experiences», qui comprend parcs à thème et croisières, avec un c.a. et un résultat opérationnel en progression de 6% chacun. Les croisières ont brillé, grâce à une hausse de la fréquentation ainsi qu’à l’addition d’un nouveau navire, le Disney Destiny, septième de la flotte du groupe, tandis que les parcs ont bénéficié d’une hausse des dépenses moyennes par visiteur de 3%. Disney prévient néanmoins que le résultat opérationnel de la branche parcs et croisières pourrait connaître une «croissance modérée» au cours du trimestre en cours, du fait notamment d’»éléments défavorables» à la fréquentation des parcs américains par les touristes étrangers, sans plus de précision. Le nombre de visiteurs étrangers aux Etats-Unis s’est effrité de 2,5% en 2025 par rapport à l’année précédente, selon le ministère américain du Commerce. Le pays reste sur huit mois consécutifs de baisse. Après un sursaut initial, l’action a plongé et s’affichait en recul de 6,07% vers 15h00 GMT à la Bourse de New York. L’entreprise a, malgré tout, confirmé ses prévisions annuelles initialement communiquées en novembre pour la totalité de son exercice fiscal décalé 2026. La préservation de la rentabilité de la division «Experiences» a contrebalancé le repli des deux autres grands pôles d’activités, à savoir la télévision (hors sports) et le cinéma, réunis sous la bannière «Entertainment», et la retranmission d’événements sportifs («Sports»). La télévision et le cinéma ont ainsi vu leur résultat opérationnel se contracter de 35% sur un an, tandis que le sport a reculé de 21%. L’activité «Entertainment» a souffert d’une accélération de ses coûts, notamment les dépenses marketing. Elle a également pâti des effets du redimensionnement de son activité en Inde ainsi que de l’absorption de la plateforme de streaming Fubo, finalisée fin octobre. Ces éléments masquent l’élan des services de vidéo en ligne du groupe, dont le chiffre d’affaires a crû de 13%. Tout comme Netflix, Disney a cessé de publier ses chiffres d’abonnements au streaming. Quant aux chaînes et programmes sportifs, ils ont eux été lestés notamment par une élévation des coûts de retransmission, ainsi q’une baisse des revenus tirés du câble, en pleine décroissance aux Etats-Unis. A l’échelle du groupe, le c.a. se monte à 26 milliards de dollars, soit 5% de plus qu’il y a un an sur la même période. En fin de semaine dernière, plusieurs médias américains ont rapporté que le patron du géant du divertissement, Bob Iger, envisageait de quitter Disney avant la fin de son contrat, fixée fin 2026. Selon CNBC, le conseil d’administration devrait évoquer le sujet lors d’une réunion cette semaine. Interrogé sur son bilan lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats, l’intéressé n’a pas donné d’indication quant à un départ anticipé. «L’entreprise est en bien meilleur état qu’il y a 3 ans», a déclaré Bob Iger, en référence à son retour aux manettes pour remplacer Bob Chapek, débarqué par le conseil d’administration après deux années et demi difficiles. «Mon successeur (…) va hériter d’une situation favorable pour ce qui est de la santé de la société et des opportunités de croissance», a-t-il ajouté.

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