Deux ans après la diffusion d’«Engrenages» qui avait renouvelé le genre de la série policière à la télévision, Canal+ tourne la saison 2, en conservant les codes des huit premiers épisodes: réalisme du scénario, ambiguïté des personnages, une lumière saturée. La première saison, plébiscitée par le public, avait été achetée par la BBC, une première pour une série française depuis 20 ans. En 2005, «Engrenages» était le fruit d’une politique de création de séries réalistes initiée par la chaîne cryptée, qui a ensuite donné naissance à «Reporters», «Mafiosa» ou «La commune». Pour cette deuxième saison, dont la diffusion est prévue avant l’été, le téléspectateur retrouvera le capitaine de police Laure Berthaud (Caroline Proust) et ses deux acolytes, Gilou (Thierry Godard) et Fromentin (Fred Bianconi), le juge Roban (Philippe Duclos), le substitut du procureur Pierre Clément (Grégory Fitoussi) et l’avocate Joséphine Karlsson (Audrey Fleurot). Après une affaire de moeurs dans la saison 1 (le meurtre d’une jeune Roumaine), la colonne vertébrale de la saison 2 est un trafic de drogue. L’histoire démarre par une overdose dans un lycée pour plonger ensuite dans le grand banditisme, au coeur des cités. A cette intrigue feuilletonnante s’ajoutent des enquêtes bouclées en un épisode, qui ne se terminent pas nécessairement bien.



































