«Channel 4» a profité de sa présence au Sunny Side of the Doc pour présenter aux producteurs français ses productions. Rencontre avec toute l’équipe de la chaîne, Mykura Hamish, responsable du pôle documentaire, Meredith Chambers, responsable délégué du pôle documentaire et Kate Vogel, responsable de la section «3′ de miracle».
média+ : «Channel 4» coproduit-elle beaucoup avec des pays étrangers?
Mykura Hamish et Meredith Chambers : Il est possible que «Channel 4» s’allie avec des producteurs étrangers pour travailler. Seulement, le cadre est bien défini: il faut que les projets soient innovants et l’écriture vraiment moderne. En effet, en tant que diffuseurs anglais, nous n’avons pas à chercher ailleurs des producteurs: notre marché national est déjà bien riche. Il est donc pour les étrangers d’y pénérter.
média+ : Quelle place a le documentaire dans la grille des programmes de «Channel 4» ?
Mykura Hamish et Meredith Chambers: Le genre est connu et reconnu. Il est vraiment très apprécié en Grande Bretagne. L’offre y est riche et diverse car c’est vraiment la solution pour contrer des programmes de divertissement assez légers. Dans notre pôle documentaire nous avons la collection «Cuting Age», qui représente environ 30 heures sur l’année. Nous recherchons des documentaires exceptionnels, plein de fraîcheur. Nous avons généralement des contenus qui prennent des risques: ils sont de forme hybride ou sont sur des sujets un peu décalés. Nous sommes ouverts à toute proposition tant que le projet apporte une révolution soit dans son écriture soit dans l’approche du sujet. Nous pouvons financer à hauteur de 150 000 £ un projet entre 48 ou 60′. Nous sommes même prêts à acheter tant que le sujet correspond à notre public. Financièrement, c’est très intéressant car cela coûte moins cher que de financer un projet entièrement, et cela permet de mettre d’avantage de fonds dans d?autres programmes.
média+ : Avez-vous d’autres collections susceptibles d’intéresser les pays étrangers ?
L’équipe: Nous avons la catégorie des histoires vraies, c’est la plus importante au niveau des acquisitions et des achats à «channel 4» puisque tous lesprogrammes ou presque viennent de l’étranger. Nous avons 40 créneaux de diffusion par an (52′ chacun) dans cette catégorie, 80% sont des coproductions ou des acquisitions. Les sujets doivent être forts et humains. Les acquisitions dans ce genre tournent autour de 30 000 à 40 000 £/ et sensiblement la même chose pour les préachats. Il y a également le programme court «3′ de miracle» qui pourrait intéresser les étrangers et «First cut», qui est un programme d’une demie heure avec des nouveaux talents.
média+ : Le public anglais est-il un public particulier ?
Meredith Chambers: Le public anglais aime bien tout ce qui est sulfureux, provoquant et scandaleux, c’est vrai. Mais nous aimons également que les étrangers portent un regard piquant sur les Anglais. Les grands documentaires sur des faits divers sont également les bienvenus, comme sur les prises d’otages, ou la séquestration d’une jeune femme dans une cave en Autriche. «Channel 4» est vraiment la chaîne de la diversité. Il ne faut vraiment pas hésiter à venir nous voir, pour discuter d’un projet. Nous sommes ouverts.


































