Mercredi 21 avril, la télévision locale Angers 7 a été placée en redressement judiciaire, faute de recettes publicitaires suffisantes. Les 16 salariés ont jusqu’au 12 mai pour développer un projet de reprise viable. média+ s’est entretenu avec Olivier Molia, Représentant des salariés de la chaîne auprès du Tribunal de Commerce.
media+
Les salariés d’Angers 7 ont proposé une reprise de la chaîne sous le statut d’une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Cette structure est-elle assez puissante pour subvenir aux besoins de la chaîne ?
Olivier MOLIA
La SCIC est un modèle juridique qui nous permet de réunir les collectivités locales, des financeurs privés et des associations de téléspectateurs. Ces acteurs ne veulent pas voir la chaîne disparaître.
media+
Le Tribunal de Commerce d’Angers a fixé une nouvelle audience le 12 mai pour réaliser une évaluation de la situation. Où en êtes-vous ?
Olivier MOLIA
La mairie d’Angers a décidé d’octroyer 500.000 euros à un éventuel sauvetage de la chaîne si le modèle économique est pérenne. A présent, nous attendons la participation du Département (Maine-et-Loire) et de l’agglomération d’Angers. Il nous faut 500.000 euros de capital minimum et un budget de fonctionnement situé entre 1,6 et 1,8 million d’euros à l’année. Si une collectivité participe financièrement à la restructuration de la chaîne, les autres acteurs suivront. En revanche, si le 12 mai nous n’avons pas d’engagements assez forts, il y a de fortes chances pour que le Tribunal de Commerce prononce la liquidation.
media+
En dépit de l’audience correcte de la chaîne, les recettes publicitaires d’Angers 7 ont été très inférieures aux prévisions. Comment expliquez-vous cela ?
Olivier MOLIA
Nous réunissions 110.000 téléspectateurs cumulés par semaine. Le problème est que les recettes publicitaires nationales budgétées dans le prévisionnel étaient trop importantes par rapport à ce que nous avons réalisé.Il s’agit clairement d’un problème de gestion économique. La télévision d’Angers a 22 ans et a été durant 18 ans à l’équilibre. Lorsqu’Angers 7 est arrivée, le capital de 2,5 millions d’euros a fondu en moins de 3 ans.
media+
Avez vous un message à transmettre ?
Olivier MOLIA
La mobilisation de tous les acteurs économiques et sociaux, des téléspectateurs, des décideurs, des artistes, des militants de tous bords est primordiale pour que la chaîne locale Angers 7 puisse continuer à exister.
[NDLR : Pour plus d’infos : http://www.angers7.fr/ ]



































