Entretien avec Rémy DESSARTS, Directeur de la rédaction de «France soir»

Relancé en mars 2010 par le millionnaire russe Alexandre Pougatchev, «France Soir» a vu sa diffusion progresser de 22.000 à 76.164 exemplaires. Fort de cette croissance, le quotidien accélère son développement avec une formule modernisée et l’objectif affiché d’atteindre les 100.000 exemplaires fin 2011. Entretien avec Rémy DESSARTS, Directeur de la rédaction de «France Soir».

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«France Soir» a-t-il la vocation de devenir un journal trash à l’image des tabloïds britanniques ?
Rémy DESSARTS
Absolument pas ! Nous n’avons jamais pensé transformer «France Soir» en un journal trash. Par le passé, le quotidien avait déjà initié cette piste éditoriale et cela avait été un désastre absolu. Au contraire, nous visons une montée en gamme du journal avec une maquette élégante et un contenu de grande qualité facile à lire pour le grand public. Notre actionnaire réalise cette année un investissement de 20M€ (en plus des 60M€ investis à la relance de «France Soir» par Alexandre Pougatchev, ndlr)

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Avec cette nouvelle formule, quelle stratégie compte mener «France Soir» ?
Rémy DESSARTS
L’enjeu est de proposer un quotidien nouveau et populaire. Le contenu sera ainsi renouvelé et la maquette modernisée. Nous accompagnons cette nouvelle formule d’une grande campagne publicitaire TV de deux mois (entre mi-janvier et mi-mars), complétée par une campagne Internet et une campagne d’affichage [NDLR : Le budget pub s’élève à 4.5M€]. Notre objectif est d’atteindre fin 2011 les 100.000 exemplaires. Nous sommes actuellement à 76.000 exemplaires. Il s’agit d’un enjeu ambitieux pour un marché de la presse en baisse.

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Quelle est votre politique de développement hors support papier ?
Rémy DESSARTS
Depuis le mois de septembre 2010, nous travaillons avec des conseillers extérieurs qui nous aident à faire vivre le site Internet. Nous sommes ainsi passés de 800.000 visiteurs uniques en août 2010 à 1,6 million en décembre dernier. Avec la nouvelle formule du site web lancée dès aujourd’hui, nous pensons franchir très rapidement la barre des 2 millions de visiteurs uniques.

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PPDA n’est plus chroniqueur pour votre quotidien. Y’a-t-il un rapport avec «l’affaire de plagiat» dont il est suspecté ?
Rémy DESSARTS
Cela n’a évidemment aucun lien avec cette histoire de plagiat. Avec Patrick Poivre d’Arvor, nous avions convenu de nous séparer bien avant la fin 2010. Nous changeons en effet notre politique de chroniqueurs en faisant appel aux talents que nous avons en interne. Le journal pourra ainsi s’exprimer par ses propres voix.

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