Fibre optique : l’Autorité de la concurrence valide le co-investissement

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    L’Autorité de la concurrence s’est dite lundi «favorable» aux mesures soutenant le co-investissement pour encadrer le déploiement de la fibre optique en zones moyennement denses, et souhaite favoriser l’accès des nouveaux opérateurs au réseau très haut débit.
    La haute autorité avait été saisie pour avis par l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) sur son projet d’encadrer le déploiement de la fibre dans les zones peu peuplées, après lui avoir donné un avis favorable il y a un an concernant les modalités de déploiement de l’internet à très haut débit dans les grandes villes. La particularité des zones moyennement ou faiblement denses «justifie une régulation spécifique pour encadrer le déploiement de la fibre», estime l’Autorité de la concurrence car «la perspective d’un retour sur investissement plus lointain peut freiner l’investissement des opérateurs».
    La haute Autorité est favorable aux mesures soutenant le co-investissement, c’est à dire le partage du risque entre opérateurs, «mais invite l’Arcep à favoriser l’accès des nouveaux opérateurs au réseau très haut débit». Pour l’Autorité, le co-investissement permet également aux opérateurs alternatifs de disposer d’un «droit de regard» sur l’architecture du réseau, ce qui peut favoriser la neutralité technologique et limiter les problèmes de concurrence futurs.