France Culture et l’IMA proposent un weekend spécial autour du Liban

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La radio France Culture et l’Institut du monde arabe (IMA) proposeront ce weekend une programmation spéciale autour du Liban, pour donner la parole aux penseurs, historiens et artistes, près de deux mois après l’explosion sur le port de Beyrouth, ont-ils annoncé lundi dans un communiqué. Sur ses ondes, France Culture diffusera de vendredi 18h00 jusqu’à la fin de la journée de dimanche des émissions, magazines, débats, interviews et documentaires dédiés à la situation libanaise deux mois après la catastrophe, qui a causé la mort de plus de 190 personnes, 6.500 blessés et laissé 300.000 personnes sans abri.Parallèlement, l’IMA organisera les 25 et 26 septembre deux soirées sur son parvis, pour mobiliser l’opinion française et internationale, faisant intervenir sur deux jours «plus de 60 artistes, intellectuels, activistes de premier plan», pour «répondre par la beauté, la parole et les idées aux drames qu’affronte courageusement le peuple libanais». Les recettes générées par ces événements seront reversées à des organisations libanaises. Et ce weekend «de mobilisation et d’espoir» sera précédé par une conférence le 24 septembre, dans l’auditorium de l’IMA, sur le thème «Le Liban aujourd’hui : une citoyenneté en partage?», en duplex avec l’Institut Français de Beyrouth. Pour la directrice de France Culture, Sandrine Treiner, cette opération vise à éviter «que le drame qui a frappé le Liban ne tombe dans une sorte de trou noir» et ne soit chassé dans les consciences par d’autres événements. Il permettra de l’aborder sous tous ses aspects intellectuels, culturels et éducatifs, au delà de la politique et de la géopolitique, précise-t-elle. «C’est un grand weekend où l’on donne la parole aux artistes, aux penseurs et aux chercheurs de part et d’autre de la Méditerranée», a-t-elle expliqué.Un espace pour mieux comprendre la crise que traverse le Liban, «pays très moteur sur le plan des idées» et vivier culturel extraordinaire, mais qui a été durement frappé par la crise syrienne et plus récemment le Covid-19 et l’explosion sur le port de Beyrouth. L’enquête n’a toujours pas déterminé les causes exactes de l’accident survenu dans un entrepôt où étaient stockées depuis plus de six ans quelque 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium, «sans mesures de précaution» de l’aveu même des autorités.