France Digitale (start-up) regrette un plan de relance pas suffisamment numérique

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France Digitale, qui fédère dans une même organisation les start-up et les fonds d’investissement, a regretté jeudi que le plan de relance ne cherche pas plus à développer les entreprises du numérique, malgré les apports du secteur en terme d’emplois. «On s’attendait à ce qu’il y ait un peu plus d’effort sur le numérique», a déclaré Frédéric Mazzella, co-président de France Digitale et par ailleurs président et co-fondateur de BlaBlaCar. «Le numérique n’est pas oublié du plan de relance, mais il n’est pas non plus la priorité et c’est dommage parce que justement il remplit la case emploi, la case souveraineté», les grandes priorités affichées par le gouvernement, a-t-il déclaré. «Le numérique est le premier secteur créateur net d’emploi en France», a-t-il affirmé. Le plan de relance et ses 100 milliards d’euros sur deux ans consacre un minimum de 7 milliards au secteur du numérique, selon un décompte du secrétariat d’Etat au Numérique. Dans le détail, M. Mazzella a salué les efforts en faveur de la tech, comme l’enveloppe de 2,4 milliards d’euros réservés pour des plans sectoriels à venir dans des secteurs clefs comme le quantique, la cybersécurité, l’intelligence artificielle et le cloud (informatique dématérialisée). Mais «l’Allemagne a mis 5 milliards juste sur l’intelligence artificielle», a-t-il relativisé. Le co-président de France Digitale a regretté par ailleurs que le plan de relance n’affiche aucune volonté de rediriger un peu de la commande publique vers les entreprises technologiques françaises ou européennes. «Nous aimerions qu’il y ait une certaine forme de ciblage de la commande publique» pour favoriser «des acteurs plus locaux et renforcer notre souveraineté», a-t-il dit.