France Inter: Stéphane Bern fête les 10 ans du «Fou du roi»

Fin mai, entouré de ses «saltimbanques», Stéphane Bern fêtera les 10 ans du «Fou du roi» sur France Inter, une émission qui lui a permis de casser son «image de type un peu coincé» en révélant son sens de l’humour et de l’autodérision.Pari risqué à ses débuts, l’émission est aujourd’hui confortablement installée avec une moyenne de 2 millions d’auditeurs chaque jour en semaine. ««Le Fou du roi», c’était comme si on m’avait donné les clés d’une Porsche sans que j’ai mon permis de conduire: il a fallu apprendre à conduire ce bolide qu’était la tranche horaire de 11h00 dont les audiences s’effondraient», se souvient Stéphane Bern. Choisi par Jean-Luc Hees alors patron de France Inter, le journaliste, ancien présentateur de «Sagas» sur TF1, est attendu au tournant. «Quand je suis arrivé ici, j’avais l’image du type un peu coincé, les cheveux lissés, portant des costumes anglais. Tout était lisse au fond, avec un côté poupon tête à claques: j’étais le type de «Sagas»», s’amuse-t-il.Il serre les dents, car les chroniqueurs de son équipe ne se privent pas de le brocarder. «J’en ai pris parfois plein la figure, mais avec une forme d’inconscience j’ai continué sans me rendre compte que ce qu’on me disait était horrible», reconnaît-il. Deux mille deux cents émissions plus tard, il estime avoir apporté au «Fou du roi» sa «bienveillance», sa «sincérité», son «univers» puisque le titre même de l’émission le ramène à sa connaissance du gotha et des têtes couronnées.

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