FranceTV Publicité: croissance du chiffre d’affaires malgré la suppression de la publicité autour des programmes pour la jeunesse

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La régie publicitaire de France Télévisions a enregistré une croissance de son chiffre d’affaires de 2% en 2018, à près de 400 millions d’euros, malgré la suppression de la publicité autour des programmes pour la jeunesse, a-t-elle annoncé mercredi. Depuis le 1er janvier 2018, les chaînes de France Télévisions, qui ne diffusent pas de spots publicitaires après 20H00, ne peuvent plus en passer non plus autour des programmes destinés aux moins de 12 ans.

Sans cette perte, estimée à environ 18 millions d’euros, les recettes de la régie auraient crû de 7% en un an. «Nous avons un bilan 2018 très positif, avec une croissance sur pratiquement tous nos segments», s’est félicitée Marianne Siproudhis, directrice générale de FranceTV Publicité. «Que ce soit en local, sur France 3, que ce soit en publicité classique, en parrainage, sur nos programmes courts, en numérique, avec des formats différents…

Une multitude d’actions nous ont permis de croître et de compenser la publicité jeunesse», a-t-elle expliqué. La troisième régie audiovisuelle, derrière TF1 et M6, a gagné plus de 1.000 nouveaux clients en 2018, sur plus de 2.700 en tout. Depuis deux ans, FranceTV Publicité promeut l’idée selon laquelle les annonces diffusées sur ses chaînes bénéficient d’un environnement plus propice à leur efficacité. Un moyen de transformer certains de ses handicaps, comme les restrictions légales, en atouts. «On est dans une stratégie de publicité raisonnée et responsable, à l’heure où il y a un rejet de la pub, notamment sur le numérique, et où l’environnement est très important pour les annonceurs et pour les marques», a indiqué Marianne Siproudhis. D’après la régie, après 20H00, les chaînes publiques diffusent environ dix fois moins de publicité que TF1 et M6 (sous la forme de parrainages d’émission uniquement). Avant 20H00, seulement 7% du temps d’antenne est consacré aux annonces.

«On est persuadé qu’aujourd’hui, avoir une publicité raisonnée, avec un temps de publicité réduit, conduit à une meilleure efficacité», a renchéri Virginie Sappey, directrice marketing et études de la régie. Dans cette optique, la régie compte ajouter en avril 2019 un «indicateur de mesure de la qualité du contexte en télévision» dans les outils à disposition des agences et annonceurs. L’objectif est de les inciter à ne pas prendre en compte uniquement les audiences et les cibles traditionnelles sur les profils de téléspectateurs, mais aussi la qualité subjective des programmes, telle que mesurée par un tiers de confiance (le baromètre qualitatif de Harris Interactive).