G. TROLY (RMC Découverte/RMC Story) : «Nous souhaitons que RMC Story égale les performances de RMC Découverte au quotidien»

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Lancée en 2012, RMC Découverte continue sa progression à 2,3% de pda et confirme sa place de 5ème chaîne TNT sur les 4 ans et plus. Quant à RMC Story, «la chaîne des histoires vraies», lancée en 2018, a initié une centaine d’heures de programmes cette saison et compte installer de nouveaux rendez-vous à l’avenir. Rencontre avec Guénaëlle TROLY, Directrice Générale de RMC Découverte et RMC Story.

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Comment envisagez-vous la prochaine saison de RMC Découverte ?

GUÉNAËLLE TROLY

L’enjeu n°1 est de creuser le sillon de la chaîne à travers des programmes factuels à la fois ludiques et accessibles à tous. On ajuste notre positionnement pour trouver le bon équilibre et les bons univers. L’année dernière, nous avions investi l’aventure avec «Retour à l’instinct primaire» (909 Productions) et «Montana Wild» (T2MP) qui reviennent en saison 2. On le refait cette saison avec «Homards, pêche à haut risque» (3ème Productions/SUTORI Productions), une série documentaire inédite de 6X52’ en immersion au cœur de la pêche la plus compétitive du monde. De plus, nous renouvelons toutes nos collections documentaires liées à nos thématiques classiques : l’histoire, la technologie, la construction, les civilisations, etc.

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RMC Story se positionne comme «la chaîne des histoires vraies». Quelle est la prochaine étape ?

GUÉNAËLLE TROLY

Nous souhaitons que RMC Story égale les performances de RMC Découverte au quotidien. C’est un travail de longue haleine dans la mesure où nous gérons beaucoup de genres différents (fiction, documentaire, magazine et cinéma). Il faut leur donner une empreinte et une ligne éditoriale. Pour cela, nous nous appuyons sur des incarnations. Cette saison, Anne Nivat, Elisabeth Tchoungui, Arnaud Poivre d’Arvor, Negar Haeri, Laurence Roustandjee, Aida Touihri ou encore Chakib Lahssaini apportent leurs connaissances et leurs savoirs. En 2019, RMC Story lance «Disparus» (909 Productions – 70’) et donne ainsi la possibilité́ à des témoins de retrouver des proches qu’ils recherchent parfois depuis des années. Dans un autre genre, «Les cancres» (Bonne Pioche – 4X52’) va faire rencontrer des lycéens – pas toujours sûrs de leur avenir – et des modèles de réussite qui ont connu, eux aussi, le dernier rang. Nos émissions reposent sur l’humain, le réel, la société, le partage d’expériences et la transmission.

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Vos chaînes sont-elles une alternative à ce que l’on trouve sur la TNT ?

GUÉNAËLLE TROLY

Une de nos particularités, c’est la numérotation de nos chaînes (canal 23 et 24). En queue de peloton, nous devons trouver des moyens pour être clair, direct, différent et bien savoir s’exprimer. Le public doit comprendre qu’il peut trouver chez nous de belles histoires, de l’émotion et de la connaissance.

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Les documentaires patrimoniaux réalisent les meilleures audiences de RMC Découverte. Est-ce surprenant?

GUÉNAËLLE TROLY

Oui, parce que nous générons des audiences qui s’apparentent à celles des chaînes historiques de la TNT. Cela fait plaisir de voir que les téléspectateurs ont compris que nous investissions dans des productions de qualité. De plus, nous possédons un très fort capital sympathie chez le téléspectateur. Quand ils découvrent la chaîne, ils y reviennent très régulièrement. C’est pourquoi les audiences frôlent le million avec des documentaires plus classiques dans leurs thématiques mais ayant une narration plus intense, plus ludique et plus pédagogique. L’idée est d’apprendre en se distrayant. (La meilleure audience de la saison passée a été réalisée par «Les secrets du Château de Chambord» avec 941.000 téléspectateurs, soit 3,7% de pda, ndlr). 

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Privilégiez-vous les coproductions internationales ?

GUÉNAËLLE TROLY

Sur RMC Découverte, notre manière de fabriquer du documentaire factuel, didactique et ludique, intéresse les télévisions étrangères. Aujourd’hui, les chaînes européennes sont aux aguets lorsque nous initions de nouveaux projets. Très souvent, elles nous accompagnent sur certains programmes.

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Deux émissions de RMC («Bourdin Direct» et «Les Grandes Gueules») se sont fait une place sur vos antennes. Allez-vous pousser le curseur ?

GUÉNAËLLE TROLY

Cette forte synergie, on ne la voit que dans notre groupe. C’est un atout d’Alain Weill qui m’a toujours parlé de cette démarche quand je suis arrivée. Les thématiques sont en lien avec les chaînes. Quand on a lancé RMC Découverte, il y avait cette logique de démarrer la journée par une matinale (de 6h à 8h30) ayant cet ADN de savoir et comprendre. Il n’y a pas de rupture pour le téléspectateur. 

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La saison dernière, vous aviez lancé des talk-shows qui n’ont pas rencontré le succès escompté. Quelle est votre démarche à présent ?

CATHERINE NAYL

Nous restons un vrai laboratoire pour tester des programmes. Nous sommes aussi une chaîne en construction et nous sommes sûrement allés un peu vite avec toutes ces propositions. Pour autant, on n’abandonne aucune piste, y compris l’idée d’un talk en 2ème partie de soirée. Après, il y a la manière de le faire et le timing pour le proposer.