Le quotidien régional «Sud Ouest» était absent des kiosques mercredi matin à la suite d’un mouvement social touchant ses services de transport, d’impression, de maintenance et d’expédition, a-t-on appris de source syndicale et auprès de la direction.
Le mouvement a été décidé «dans la nuit» de mardi à mercredi à la suite d’une réunion mardi en fin d’après-midi entre direction et syndicats au sujet de la distribution des journaux et de la réorganisation des dépôts, selon une source syndicale qui n’était pas en mesure de préciser sur quels points la réunion avait achoppé. Une réunion de services a ensuite eu lieu «vers 00h00», au moment de l’embauche des transporteurs salariés par le journal qui ont alors décidé de se mettre en grève, un mouvement «suivi par les services d’expédition, de maintenance et de rotatives», selon cette même source syndicale. Selon le président du directoire du quotidien, Bruno Franceschi, qui estime que le nombre de grévistes oscille «entre 120 et 150 personnes», les chauffeurs ont présenté des revendications salariales qui coûteraient 42.000 euros par an et que «nous ne pouvions pas accepter». «Il est impossible de satisfaire toutes les revendications salariales», a-t-il souligné. «Nous sommes dans une économie assez fragile», a-t-il ajouté, expliquant que «Sud Ouest» avait accusé une baisse de chiffre d’affaires de 9 millions d’euros entre 2007 et 2010.La direction veut notamment réduire le volume des CDD, demande la présence de GPS dans les camions et souhaite que les chauffeurs transportent également des quotidiens nationaux. «Ils ont refusé tout ça», a regretté M. Franceschi. Aucun quotidien n’a été livré dans la zone de diffusion du journal (Aquitaine et les Charentes).


































