Le ministère du Numérique et de l’Intelligence artificielle a annoncé samedi le lancement d’une commission d’experts sur les dangers de l’Intelligence artificielle générative, qui doit rendre ses conclusions en mai. Cette commission va se pencher «sur les risques et les vulnérabilités engendrées par les usages grand public» des outils d’Intelligence artificielle générative, popularisés par des agents conversationnels comme ChatGPT et Gemini, des entreprises américaines OpenAI et Google, a indiqué le ministère dans un communiqué. «Ce travail scientifique va directement guider notre action et se traduira en mesures concrètes», promet la ministre Anne Le Hénanff, citée dans le communiqué. Coordonnée par le Conseil de l’Intelligence artificielle et du numérique (Cianum), cette commission sera présidée par Serena Villata, directrice de recherche CNRS spécialiste de l’IA, et les professeurs en psychiatrie Raphaël Gaillard et Amine Benyamina, ce dernier étant spécialiste des addictions. Cette commission s’inscrit dans le cadre de l’annonce début février du président Emmanuel Macron de demander des études sur les dangers des jeux vidéo et des agents d’Intelligence artificielle, notamment pour la santé mentale des plus jeunes. Près de la moitié des Français ont utilisé l’Intelligence artificielle générative en 2025, selon le Baromètre du numérique, avec un usage particulièrement soutenu (85%) chez les 18-24 ans. En marge du sommet international sur l’IA à New Delhi cette semaine, la ministre du Numérique a également lancé un appel à contributions scientifiques sur les risques liés à l’usage de l’IA par les mineurs, dont les conclusions doivent être présentées dans le cadre de la présidence française du G7.



































