Indignation des cathos traditionalistes à propos de l’enquête des «Infiltrés»

France 2 diffusera mardi 27 avril une nouvelle enquête des «Infiltrés» consacrée à un groupuscule d’extrême droite Dies Irae et à ses liens avec les milieux catholiques traditionalistes qui réagissent vigoureusement sur la toile et portent l’affaire en justice.
Selon le site riposte-catholique, le fondateur du groupe Dies Irae a adressé à France 2 une mise en demeure pour obtenir de ne pas apparaitre dans le documentaire tandis que des parents d’élèves de l’école où l’équipe a tourné ont porté plainte contre France 2 et Capa, producteur du documentaire. Plusieurs blogs relaient des réactions outrées de catholiques traditionalistes. Le documentaire incriminé s’intitule «A la droite du père» et s’intéresse à un groupuscule d’extrême droite bordelais, Dies Irae, fondé par Fabrice Sorlin, militant du FN qui a été candidat aux législatives. Son groupe compte environ 150 membres, plutôt jeunes, qui arborent des insignes franquistes et tiennent des propos violemment anti-juifs, anti-arabes, anti-noirs. Le projet initial des «Infiltrés» était d’enquêter seulement sur ce groupuscule d’extrême droite mais, compte-tenu des liens de ses membres avec la religion, le projet s’est élargi à une école catholique traditionnelle hors-contrat de Bordeaux qui relève de l’Institut du Bon Pasteur (dont le supérieur général est l’abbé Philippe Laguérie, ancien curé de Saint-Nicolas du Chardonnet).
Sur leurs sites Internet, les catholiques traditionalistes crient à la caricature, les uns considérant que les militants ont été «piégés» par des «journalistes provocateurs», les autres déclarant que ces comportements et propos ne sont pas représentatifs.

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