Internet: impliquer un Etat dans une attaque sera difficile

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    Un Etat peut être impliqué dans une attaque sur l’internet, mais le prouver «sera très difficile», a déclaré jeudi à Bruxelles la commissaire européenne en charge de la sécurité Cecilia Malmström.
    Le site WikiLeaks, qui a décidé de publier des notes diplomatiques américaines, a annoncé être victime d’attaques informatiques depuis dimanche, mais les experts sont partagés sur les auteurs de ces opérations. Les ministres de l’Interieur de l’UE ont évoqué cette question jeudi au cours d’une discussion consacrée à la lutte contre la cybercriminalité, mais Mme Malmström s’est refusée à tout commentaire spécifique. «J’ai beaucoup d’opinions sur WikiLeaks, mais ce n’est pas mon rôle de les donner», a-t-elle expliqué au cours d’une conférence de presse. Mme Malmström a reconnu que les Etats étaient en mesure de mener de telles attaques informatiques et que cela posait problème. «Mais il sera très difficile de prouver qu’un Etat a commis une attaque», a-t-elle estimé. WikiLeaks n’a pas porté d’accusations précises, se bornant à signaler être victime d’une «attaque DDOS (par déni de service, ndlr)», qui «dépasse désormais 10 gigabits par seconde». La Commission a proposé de criminaliser l’utilisation de virus et de programmes malveillants sur l’internet. «La criminalité sur l’Internet augmente à une vitesse effrayante», a déploré Mme Malmström. «Nous ne sommes qu’au début de nos travaux pour nous défendre», a-t-elle ajouté.