La collaboration web-papier fait débat dans les rédactions françaises

A l’instar de grands titres américains, les patrons de presse français rêvent de voir leurs journalistes écrire à la fois pour le papier et le web, mais les conditions de cette nouvelle collaboration font débat dans les rédactions, faute d’un cadre global. Lagardère Active, pôle médias du groupe Lagardère, vient de lancer son nouveau site Internet «télé7.fr» auquel collaborent des journalistes du magazine «Télé 7 Jours», de manière volontaire mais sans être payés davantage. Pour nombre d’observateurs, Lagardère fait office de «laboratoire» de la révolution numérique qui bouleverse une presse française en crise. «Libération», «L’Equipe» associée à RTL, viennent eux aussi de lancer de nouveaux produits multimédias auxquels contribuent leurs journalistes maisons. La volonté de faire du journaliste un éditeur de contenu produisant indifféremment des articles, pour le journal et le site Internet, du son, de la vidéo… a le vent en poupe chez les éditeurs, convaincus qu’il s’agit d’une question de survie. Cette nouvelle façon de travailler est accueillie diversement par les salariés. «Pour interviewer Christine Lagarde, je suis parti avec mon enregistreur numérique: je m’en suis servi à la fois pour relire mes notes et pour donner le son au responsable du web… Ça ne me prend pas plus de temps», témoigne un journaliste de «Libération», plutôt enthousiaste.

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