L’Agence France-Presse participe à l’élaboration d’un code de conduite pour le fact check européen

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L’Agence France-Presse se joint à cinq autres organisations européennes de fact check pour élaborer un Code de déontologie professionnelle destiné à aider les journalistes fact check indépendants dans leur travail, avec le soutien de la Commission européenne. 

L’Agence France-Presse travaillera avec Correctiv (Allemagne), Demagog (Pologne), Pagella Politica (Italie), EU DisinfoLab (Belgique) et Fundación Maldita.es (Espagne) au sein du European Fact-checking Standards Project (EFCSP). 

Ces six organisations mettront à profit leur expérience et leurs contacts au sein des communautés de fact checking et d’OSINT (Open source information, informations de source ouverte) pour contribuer à définir les critères requis en matière d’indépendance, de transparence, de méthodologie et de qualité éditoriale, afin d’être reconnu comme une organisation indépendante de fact check en Europe. 

L’objectif est de permettre aux journalistes indépendants de fact check de définir eux-mêmes ces critères, ainsi que les mécanismes de leur évaluation et de soutien aux organisations pour les atteindre, par le dialogue et le consensus. 

Le consortium réunira ainsi des organisations européennes de fact check et d’OSINT pour discuter et convenir de cet ensemble de critères. Le consensus qui en découlera doit permettre d’élaborer un Code de déontologie professionnelle pour les journalistes fact check indépendants, ainsi qu’un mécanisme pour le mettre en oeuvre et aider les organisations à répondre à ses critères. 

Dans le cadre de l’Appel à la déontologie des réseaux sociaux, ce projet pilote complétera les efforts du European Digital Media Observatory (EDMO) pour lutter contre la désinformation et développer un écosystème européen d’organisations indépendantes de fact check qui suivent, identifient, étudient et contrent les campagnes de désinformation. 

Tout au long de 2022 et 2023, avec le soutien de la Commission européenne, ces six organisations veilleront à ce que les critères fixés par le Code de déontologie soient le fruit d’échanges approfondis et d’un large consensus au sein des organisations européennes de fact check, grâce également aux conseils d’universitaires et d’experts. 

«C’est en effet en étant représentatif à la fois des journalistes indépendants de fact check et des organisations OSIN luttant contre la désinformation que le Code de déontologie pourra bénéficier de la légitimité requise pour être reconnu et appliqué. Cette légitimité bénéficiera également à l’instance de gouvernance, issue de cette communauté, et chargée d’évaluer le respect du Code de déontologie par les organisations concernées, à partir de rapports indépendants», précise l’Agence France-Presse dans un communiqué. 

Le projet EFCSN bénéficie du soutien de la Commission européenne, dans le cadre du plan de travail 2020 sur le financement de projets pilote et d’actions préparatoires dans le domaine des «réseaux de communication, des contenus et de la technologie».