Le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) Paul Champsaur a vivement critiqué jeudi l’idée, prônée par la Commission européenne, d’une agence de régulation européenne des télécommunications. M. Champsaur s’était déjà déclaré opposé à cette idée, mercredi dans une interview publiée dans «Les Echos». «Nous partageons le constat de la Commission européenne qu’il y a aujourd’hui un besoin d’harmonisation accrue», a-t-il déclaré lors d’une conférence au sommet annuel de l’Institut de l’audiovisuel et des télécoms en Europe (Idate), qui s’achève jeudi à Montpellier. «Il faut que la Commission ait plus de pouvoirs qu’elle en a, mais avec l’appui et la collaboration étroite du groupe des régulateurs européens (GRE) et de ses groupes de travail», a-t-il estimé. Jusqu’à présent, a-t-il jugé, «la Commission a traité les analyses de marché (dans les télécoms, ndlr) de façon exclusivement bureaucratique et juridique et n’y a pas apporté de valeur ajoutée». Estimant que l’idée d’une instance indépendante de régulation européenne montre que «sans doute la Commission n’a-t-elle pas grande confiance en ses propres troupes», M. Champsaur a vivement rejeté cette proposition: «nous pensons que cet objectif de la Commission de s’appuyer sur des compétences et des moyens accrus ne peut pas être atteint en créant, à côté de la Commission, une nouvelle agence». «La mise en place d’une agence de régulation européenne implique la disparition du GRE et de ses groupes de travail», a-t-il regretté.






























