Le numérique français au beau fixe

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Les entreprises françaises du secteur du numérique ont relevé leurs perspectives de croissance à 6,3% pour 2021 et 7,1% pour 2022, ont-elles indiqué lundi dans un bilan annuel, en se félicitant du rebond économique consécutif à la crise du Covid-19.Après la baisse de chiffre d’affaires de 4,6% en 2020, «la situation pour l’année 2021 est nettement plus favorable», selon un communiqué de Numeum, l’organisation professionnelle née de la fusion en juin de Syntec et Tech In France. La prévision de croissance initiale de 4,8% est ainsi revue à 6,3% pour l’ensemble du secteur à 56,3 milliards d’euros. Pour 2022, Numeum prévoit une croissance de 7,1%, puis un ralentissement à partir de 2023 sans toutefois passer en dessous des 5% jusqu’en 2025. Dans le détail, les entreprises de services du numérique (ESN) qui représentent 53% du marché ont vu cette année leur activité progresser de 4,4%, les éditeurs et plateformes de cloud (35% du marché) de 9,5%, et les activités d’ingénierie et conseil en technologie (ICT) de 5,9%. «La croissance du secteur numérique reste largement portée par le cloud et  sa mise en place dans de nombreuses entreprises», a commenté Numeum. 38% des directions des services informatiques (DSI) ont vu leur budget augmenter cette année et 48% prévoient de l’augmenter l’année prochaine, selon une enquête réalisée pour le compte de Numeum auprès de 100 DSI. Face à la multiplication des cyberattaques, la sécurisation des systèmes d’information devient la première priorité citée par ces entreprises, devant l’amélioration de l’expérience client. Le secteur reste en revanche confronté à sa difficulté à recruter des profils qualifiés, que ce soit dans le cloud, la cybersécurité, l’analyse de données, la sécurité ou la recherche et développement. «Si nous voulons miser sur l’avenir, la formation doit être une priorité pour contrer l’obsolescence rapide des compétences techniques et répondre à l’évolution rapide des métiers du secteur», qui emploie désormais 538.000 personnes en France, ont rappelé Godefroy de Bentzmann et Pierre-Marie Lehucher, coprésidents de Numeum, cités dans le communiqué.