Il n’y a pas que Dalida qui, telle une tragédienne achevée, voulait mourir sur scène. On ne dit pas souvent combien Patrick Sébastien est tragique à sa manière. Le saltimbanque le plus populaire de la télévision française n’est pas un clown solaire mais bien un Pierrot lunaire, qui avoue «prévoir sa propre fin» dans son nouveau livre «Tu m’appelles en arrivant». On est loin des déclarations sur papier glacé de nombre de ses confrères et consoeurs, qui n’oseraient jamais tenir de tels propos alors même que leur travail à la télévision est de faire rire et de divertir. Mais Sébastien a les deux visages. Tour à tour amuseur et cynique, il revendique une certaine folie. C’est peut être ça qui le rend touchant. Bonne semaine à tous !


































