Législatives: Gabriel Attal «favorable» à un débat avec le patron du RN Jordan Bardella et le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon, ce dernier décline

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Paris, mercredi 16 septembre 2020, Secretariat d'Etat aupres du Premier ministre, Porte-parolat du Gouvernement, Hotel Rothelin-Charolais. Gabrile ATTAL Secretaire d'Etat aupres du Premier ministre, Porte-parole du Gouvernement.

Gabriel Attal s’est dit jeudi «favorable» à un débat avec le patron du RN Jordan Bardella et le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne des législatives, ce dernier écartant l’idée, laissant la main aux «chefs des grands partis» de gauche. Ce débat «doit être entre ceux ou celles qui ont été plus ou moins identifiés comme potentiellement Premier ministre à l’issue de ces élections (…) avec M. Bardella pour l’extrême droite et ses alliés, M. Mélenchon pour l’extrême gauche et ses alliés, et puis moi-même pour ce bloc progressiste», a jugé M. Attal lors d’un déplacement de campagne à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). «Je remercie TF1 et France 2 pour leur invitation aux débats avec Attal et Bardella. Le Nouveau Front Populaire n’a pas encore désigné son candidat Premier ministre. C’est donc aux chefs des grands partis de notre coalition d’aller à ce type de débats», a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur le réseau social X. Gabriel Attal a dénoncé «un accord de la honte» entre le PS, LFI et les autres partis de gauche pour la formation d’un nouveau «Front populaire». «Je me mets à la place des électeurs qui ont voté pour la liste de Raphaël Glucksmann. Ils doivent se sentir tellement trahis, ils ont entendu pendant toute la campagne (des européennes) que c’est fini avec Jean-Luc Mélenchon et ils n’ont pas attendu plus de 24 heures pour se remettre derrière Jean-Luc Mélenchon», qui n’a pas exclu mercredi de prendre la tête de cette coalition. Lors de ce déplacement, M. Attal a été interpellé sur des enjeux de la vie quotidienne comme les inondations, les heures supplémentaires des professeurs ou la réforme de l’assurance-chômage. «Les gens ne nous parlent pas des accords entre machin, ils nous parlent de leurs problèmes», a-t-il constaté, en promettant de «se mobiliser à fond pour que les Français choisissent une voie qui est une voie attachée à une forme d’humanisme, d’éthique politique et de progrès».