Le milliardaire égyptien Naguib Sawiris, patron du groupe Orascom Telecom, aurait approché Vivendi en vue d’un partenariat industriel dans les télécoms mais le Français aurait refusé ces avances, selon une information publiée vendredi dans le quotidien «Les Echos». L’objectif du magnat égyptien était de «combiner les actifs des deux groupes, très complémentaires, dans le téléphone mobile», selon le quotidien qui ne cite aucune source. Vivendi n’a pas souhaité faire de commentaires. Vivendi est présent en France (SFR) et au Maroc (Maroc Telecom). Le groupe de M. Sawiris, Weather Investments, est présent au Maghreb (Tunisie, Algérie), Pakistan, Irak, Bangladesh, Eypte mais aussi en Italie (Wind) et en Grèce (Tim), un essaimage qui aurait pu intéresser le Français dont l’objectif est de se développer dans les pays émergents. Selon le quotidien, M. Sawiris aurait proposé au président du directoire de Vivendi, Jean-Bernard Lévy, un rapprochement par échange d’actions, voire la vente d’une partie de ses actifs. Le magnat égyptien se serait même indirectement invité au capital de Vivendi en achetant les droits de vote détenus par Natixis qui détient 4 à 5% du capital de Vivendi. La tentative du magnat égyptien aurait toutefois échoué, Vivendi n’étant pas convaincu de l’intérêt d’un partenariat. Le groupe français n’aurait pas non plus été d’accord sur la valeur des actifs de l’Egyptien dont certains sont dans des pays à risque, affirme le quotidien.



































