L’INA nouveau partenaire de la Cinéfondation, tête chercheuse des nouveaux talents du 7ème art

203

L’Institut national de l’Audiovisuel (INA), gardien des archives de la radio et de la TV, a signé un partenariat avec la Cinéfondation du Festival de Cannes, tête chercheuse des nouveaux talents du 7e art, ont annoncé lundi les deux institutions. Disposant de 7.000 m2 de laboratoires, régies haute définition et studios de prises de vue, l’INA propose depuis les années 70 de nombreuses formations aux métiers de l’image et du son. La Cinéfondation, créée en 1998 par Gilles Jacob, est devenue le «graal» des écoles de cinéma du monde entier qui se bousculent pour décrocher la sélection de leurs élèves. Sur concours, une résidence d’écriture de scénario accueille chaque années 12 jeunes réalisateurs. La Cinéfondation invite également à Cannes une quinzaine de jeunes cinéastes pour des rencontres avec des producteurs et des distributeurs pendant le festival. Le partenariat avec la Cinéfondation assurera aux élèves cinéastes sélectionnés un accès privilégié aux collections audiovisuelles et au campus de l’INA pour promouvoir l’utilisation d’archives dans le film de cinéma. Chaque année, un Prix INA du montage sera désormais décerné.La Cinéfondation a décroché une consécration en 2015 avec l’un de ses jeunes espoirs, le cinéaste hongrois Laszlo Nemes distingué à 38 ans par le Grand prix du jury du Festival de Cannes avec «Le Fils de Saul», film choc sur la Shoah. En 2018, la réalisatrice libanaise Nadine Labaki repérée en 2004 par la Cinéfondation, a été sélectionnée pour la Palme d’or avec son 4ème film, «Capharnaüm», finalement récompensé par le Prix du jury du Festival de Cannes.