Medi1Sat s’incruste dans le paysage audiovisuel de l’ouest algérien

    151

    La jeune chaîne satellitaire marocaine Medi1Sat s’est incrustée dans le paysage audiovisuel de l’ouest de l’Algérie et veut conforter sa notoriété auprès des téléspectateurs de cette région frontalière du Maroc. De nombreux Oranais affirment apprécier cette chaîne, la première du genre au Maghreb. «C’est une bonne chaîne d’informations et de reportages que j’aime beaucoup et que je regarde fréquemment. Elle est variée. Je l’ai recommandée à des amis», clame Nadir Zerga, libraire à Oran. «J’ai découvert cette chaîne par hasard il y a trois mois. Depuis, je la regarde régulièrement. Elle traite objectivement de l’actualité algérienne, mais ne réserve pas une grande place aux débats politiques et économiques», regrette Lamia Kaghat, 27 ans, résidente du centre d’Oran. D’autres téléspectateurs oranais affirment ne pas connaître encore Medi1Sat. «A la maison, on regarde beaucoup la 2M, une chaîne marocaine de variétés, moderne», affirme Yasmina, cadre d’une compagnie d’assurance. Basée à Tanger, Médi1sat est captée en Algérie grâce aux antennes satellitaires et aux démodulateurs numériques peu chers, largement répandus dans les foyers. Elle émet de 7h00 GMT à minuit successivement en arabe et en français et se veut la chaîne du Grand Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie, Libye et Mauritanie). Elle engage le pari difficile de se faire une place dans le paysage audiovisuel maghrébin parmi les chaînes généralistes arabes (Al Jazeera et Al Arabiya) et les chaînes françaises d’informations continues (LCI, France 24, I-télé.), financièrement plus puissantes, qui ont pignon sur rue. «Les chaînes françaises ne parlent pas beaucoup de l’Algérie et du Maghreb. Et lorqu’elles en parlent, c’est uniquement pour évoquer des sujets comme le terrorisme et les problèmes sociaux. Les chaînes arabes du Golfe sont loin de nous, mais Medi1Sat parle directement aux Maghrébins», soutient Nadir Zerga. Les tensions politiques récurrentes entre l’Algérie et le Maroc rendent difficile la tâche de Medi1Sat.