Mistral investit 1,2 milliard d’euros dans des centres de données en Suède

Mistral investit 1,2 milliard d’euros dans des centres de données en Suède

L’entreprise française Mistral, qui développe des modèles d’intelligence artificielle (IA), va investir 1,2 milliard d’euros pour la construction de centres de données en Suède, une première pour elle hors de France, a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué.

Cet investissement «comprend le développement de «data centers» spécialisés en intelligence artificielle, de capacités de calcul avancées et de solutions d’IA localisées», a détaillé Mistral, qui s’associe pour ce projet à l’entreprise suédoise EcoDataCenter.

Cette première infrastructure d’intelligence artificielle conçue hors de France pour Mistral devrait être mise en service en 2027 et permettra d’augmenter de 50% ses capacités de calcul, indique l’entreprise.

«Nous avons annoncé l’année dernière une capacité de 40 mégawatt (MW) en France, dont un tiers est déjà opérationnel et un deuxième tiers en cours de déploiement. Aujourd’hui, nous révélons une capacité supplémentaire de 23 MW en Suède», a-t-elle précisé.

Pour l’entreprise, «cette initiative constitue une étape majeure vers l’indépendance technologique de l’Europe», en permettant de proposer une «solution d’intelligence artificielle intégralement européenne», de la conception des modèles jusqu’au traitement des données.

Alors que la question de la souveraineté et de l’indépendance technologique de l’Europe agite le débat public, Mistral est le seul européen à tenter de rester dans la course aux grands modèles d’intelligence artificielle, face aux géants américains que sont OpenAI et son agent conversationnel ChatGPT, mais aussi Anthropic ou Google.

Loin derrière ces mastodontes en matière d’investissements ou de valorisation, l’entreprise a néanmoins réussi à se développer à un rythme rare pour une entreprise de la tech française.

D’après son dirigeant, Arthur Mensch, elle devrait dépasser un milliard d’euros de revenus d’ici la fin de l’année.

L’entreprise, qui s’est orientée vers le marché des entreprises, à l’inverse de nombre de ses concurrents qui séduisent le grand public, a bouclé en septembre sa dernière levée de fonds en date.

Avec 1,7 milliard d’euros, soit l’une des plus importantes levées pour une jeune pousse française, l’entreprise avait alors quasiment doublé sa valorisation, à 11,7 milliards d’euros.

Aucun article à afficher