La 33ème édition du FiGRA se tiendra du 30 mars au 4 avril 2026, à Douai. L’occasion pour media+ d’évoquer les temps forts de l’événement et la place de l’éducation aux médias auprès des plus jeunes avec Georges MARQUE-BOUARET, Fondateur et Délégué général du FiGRA.
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Quel est l’objectif du FiGRA ?
Georges MARQUE-BOUARET
Il y a 33 ans naissait le FiGRA et son idée toute simple : montrer au public sur grand écran, au théâtre, dans les livres, en photos, le monde réel, à travers le regard de celles et ceux qui sont sur le terrain à la recherche de l’information et qui nous ouvrent les yeux sur la réalité telle qu’elle est. Ce monde aujourd’hui en pleine mutation et quelquefois au bord du chaos, les journalistes, grands reporters, documentaristes, écrivains, le rapportent pour mieux le faire comprendre. Dans cette période de bouleversements que nous vivons, le plus préoccupant est celui de la connaissance.
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Quels sont les temps forts de la 33ème édition du FiGRA ?
Georges MARQUE-BOUARET
Par sa programmation exigeante, le FiGRA propose de mettre en lumière les réalités du monde, favorisant le décryptage de l’information et la réflexion de chacun. Après six ans de notre installation à Douai, l’édition 2026 offre une diversité de regards sur «Les écrans de la réalité» avec plus de 70 films, des rencontres-débats, des masterclass, des paroles de reporters et des soirées qui nous rassemblent.
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La programmation est riche… Quels sont les critères de sélection ?
Georges MARQUE-BOUARET
J’ai tendance à dire que lorsqu’on a un bon film, ça se voit très vite ! La plus grande difficulté est de faire des choix, puisque nous recevons près de 400 dossiers pour rejoindre la programmation du FiGRA. Ce qui va faire la différence est l’originalité du sujet, les personnages, la narration… Nous souhaitons présenter un panorama de l’actualité du monde.
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Comment participez-vous à une meilleure éducation aux médias auprès des jeunes ?
Georges MARQUE-BOUARET
Le FiGRA a toute sa place dans les projets d’éducation aux médias et à l’information mais aussi dans le rapport à l’information qu’entretiennent les jeunes. En offrant aux jeunes une journée d’immersion dans le monde des grands reportages et des documentaires de société, le festival démontre que ces digital natives ont une relation avec les écrans et l’information bien plus critique que l’on ne peut supposer. Depuis longtemps, le FiGRA a su nuancer les préjugés récurrents sur les jeunes et les réseaux sociaux. La forte participation des jeunes au festival confirme que les jeunes sont loin d’être désintéressés par l’actualité. Du CM2 à la Terminale, plus de 1.600 jeunes seront accueillis au FIGRA du 31 mars au 3 avril 2026.
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Les réseaux sociaux pullulent de fake news générées par l’IA… Quel regard portez-vous sur ce sujet ?
Georges MARQUE-BOUARET
Nous n’avons pas reçu de films générés à l’aide de l’IA, pour l’instant… C’est un sujet très complexe, et inquiétant pour une certaine tranche de la population. Je suis d’avis de prendre le sujet de l’IA comme un système technique très important, assez étonnant, en gardant à l’idée que ça ne remplacera pas la créativité d’un humain avec la confrontation des idées. Nous avons indiqué, par exemple, que l’affiche de l’édition 2026 du FiGRA avait été réalisée sans l’aide de l’IA. C’est assez étonnant de devoir préciser ce genre de chose…



































