O. AGOGUE (Planète+) : « Notre chance est d’être un laboratoire de production »

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A partir du dimanche 29 mars à 20h55 sur Planète+ et myCANAL, la série documentaire «Planète Chefs» (4X52’) produite par Gédéon Programmes, revient pour une 2ème saison. L’occasion de faire un point avec Olivier AGOGUE, Responsable Éditorial de Planète+.

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En tant que chaîne thématique, doit-on faire un pas de côté pour se différencier ?

Olivier AGOGUE

Bien sûr ! C’est indispensable. Se distinguer, c’est le nerf de la guerre pour les chaînes thématiques. L’offre de programmes s’est démultipliée depuis 15 ans. Tout notre enjeu est de faire émerger la chaîne en communication. Pour cela, nous produisons des collections qui sortent de l’ordinaire comme «Planète Chefs» et qui nous permettent de créer une identité. Notre chance est d’être un laboratoire de production.

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En ce sens, comment se positionne Planète+ ?

Olivier AGOGUE

Comme la généraliste du documentaire. Toutes les thématiques y sont traitées. Notre programmation est axée sur trois piliers éditoriaux (histoire, société et science) que l’on vient nourrir avec des productions originales. En société par exemple, on s’intéresse au monde en mouvement sur la base de problématiques sociétales franco-françaises. Sur la science, on se focalise sur les révolutions en cours et ce qui va nous arriver à l’horizon 2040-2050.

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Privilégiez-vous les collections documentaires aux unitaires ?

Olivier AGOGUE

Oui, nous avons plutôt intérêt à proposer des collections documentaires si nous voulons émerger en communication. Pour autant, nous n’avons pas de cases formatées. Chaque mois, nous lançons une production originale inédite. Nous proposons aussi des inédits, en acquisition ou en préachat. Nous aurons bientôt «A droite sur la photo» (6X52’), collection dans laquelle on s’intéresse aux grands personnages de notre histoire via le regard de ceux qui l’ont côtoyé au plus près. Dans «Mystères d’épaves» (6X52’), nous explorons les 6 épaves les plus secrètes de la planète tout en retraçant l’histoire du monde. Et dans «Man vs Time» (8X52’), nous analysons les conséquences d’inventions, d’objets et d’idées qui nous font croire que nous pouvons gagner du temps.

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La consommation de contenus est-elle aussi forte en linéaire qu’en non-linéaire ?

Olivier AGOGUE

Elle tend à s’équilibrer. Quand nos programmes sont mis en avant par myCANAL sur la «home», la consommation est multipliée par 10. Au fil des années, nous avons encore plus de visionnages en non-linéaire. La série «Opérations spéciales» rediffusée en janvier, a dépassé les 100.000 commandes sur le délinéaire (à chaque fois que le programme est lancé), permettant de dépasser pour la première fois le linéaire. 

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Souffrez-vous de la nouvelle concurrence des plateformes ?

Olivier AGOGUE

Nous avons un public de fidèles, plutôt masculin (68% d’hommes) âgé de 50 ans et plus (63%). Il s’agit d’un téléspectateur qui n’est pas nécessairement sur Netflix et à qui les documentaires ne sont pas forcément destinés, que ce soit concernant les sujets ou la forme. 

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Parmi vos envies, qu’aimeriez-vous mettre à l’antenne ? 

Olivier AGOGUE

Une série sur les grandes batailles, de l’histoire antique jusqu’à Napoléon.