Paris Games Week: les salons du jeu vidéo n’ont pas dit leur dernier mot

135

Malgré l’arrêt de l’E3, leur ancienne tête de gondole, les salons du jeu vidéo n’ont pas dit leur dernier mot, à l’image de la Paris Games Week, plus importante manifestation du secteur en France, qui revient dans un grand format à partir de mercredi.

Dans une tendance encore accélérée par la crise sanitaire, les éditeurs ont pris l’habitude de dévoiler de plus en plus leurs prochains jeux lors de leurs propres événements en ligne. Principale victime de ce phénomène et de la pandémie: le plus grand rendez-vous annuel du jeu vidéo, l’E3 à Los Angeles, a tiré sa révérence cette année. Ce qui n’a pas empêché les autres grands salons mondiaux du secteur de rester attractifs auprès de leurs publics respectifs, comme la Gamescom en Allemagne ou le Tokyo Game Show au Japon, qui ont lieu en août et en septembre.

A titre d’exemple, avec plus de 243.000 visiteurs, le Tokyo Game Show a réussi son pari de retrouver les niveaux de fréquentation d’avant covid (262.000 lors de l’édition 2019), depuis son retour dans un format 100% physique l’an dernier. Après un format resserré en 2022, consécutif à trois ans d’absence, la Paris Games Week 2023 sera aussi «comparable» aux éditions d’avant-pandémie en terme de capacité d’accueil, ont assuré les organisateurs du salon programmé du 1er au 5 novembre à la Porte de Versailles (Paris). «En terme de surface, c’est tout à fait comparable aux éditions d’avant-Covid, avec trois halls et le retour des stands historiques que nous n’avions pas pu faire l’an dernier», a indiqué Nicolas Vignolles, délégué général du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs, organisateur du salon. Après avoir réuni 150.000 visiteurs l’an dernier, «autour de 200.000 visiteurs» au minimum sont attendus pour cette édition, alors que l’affluence se situait autour des 300.000 avant 2020. «Notre ambition n’est pas forcément le gigantisme à tout-va.

Les éditeurs et les constructeurs de jeux vidéo ne se fixent plus, sur les événements, des objectifs quantitatifs mais plutôt une expérience réussie», insiste Nicolas Vignolles. Les trois grands constructeurs de consoles (Microsoft, Sony et Nintendo) seront ainsi de la partie, à l’instar d’éditeurs majeurs comme Ubisoft, Bandai Namco, Capcom ou Square Enix.

Si la Paris Games Week n’est pas le lieu des grandes annonces de nouveaux titres, le salon reste important pour les «gamers» français, qui ont l’opportunité de tester «en vrai» et pour la première fois les nouveautés de la fin d’année.

Parmi les jeux les plus attendus: «Final Fantasy VII Rebirth», deuxième volet du remake du célèbre jeu de rôle des années 1990, le jeu de combat «Tekken 8» ou encore «Prince of Persia The Lost Crown», dont les sorties sont prévues en janvier-février 2024.

Signe de la montée en puissance de l’esport lors de cette édition, la grande scène passe de 800 à 1.800 places assises, avec notamment des finales nationales de compétitions de jeux vidéo. Avec, en prime, la finale d’une étape du «Cap Com Tour», la compétition mondiale du jeu «Street Fighter 6» qui fait une escale à Paris, mais aussi la «Silver Geek», la compétition qui met à l’épreuve les «gamers» et «gameuses» de plus de 65 ans.