Intelligence artificielle, cybercriminalité, médecin légiste: le festival Quais du Polar explorera en avril à Lyon le lien entre science et fiction avec 132 auteurs de 21 nationalités, dont de grands noms comme Jonathan Coe ou Jake Adelstein. «La littérature comme les sciences sont des matières qui cherchent la vérité», a déclaré la directrice de Quais du Polar, Hélène Fishbach, en présentant lundi à la presse le programme de la 22ème édition de ce festival, le plus important du genre en Europe. «C’est une question qui nous intéressait d’autant plus qu’on sent depuis quelque temps une certaine défiance à la fois envers la culture mais aussi envers les sciences», a-t-elle ajouté. Comme chaque année, des grands noms du polar sont attendus tels que les Américains Jake Adelstein («Tokyo Vice») et S.A. Cosby («Le Roi des Cendres»), le Britannique Jonathan Coe («Testament à l’anglaise»), l’Espagnole Dolores Redondo («La Trilogie du Baztan») et de nombreux auteurs français: Bernard Minier, Nathacha Appanah, Franck Thilliez, Michel Bussi… Du 3 au 5 avril, écrivains mais aussi scientifiques, magistrats, journalistes et universitaires participeront à plus de 75 conférences sur des sujets tels que la réalité augmentée, les personnages de savants fous, la science qui déraille ou encore la vie numérique et ses conséquences. Quais du Polar mettra aussi en lumière les polars sud-coréens, avec deux autrices Ji-Young Kang et Heejoo Lee. En Corée du Sud, les romans policiers connaissent un «très fort succès» depuis quelques années et apportent un «regard différent, souvent proche de l’horifique, sur le genre», selon Hélène Fishbach. Quais du Polar, qui a accueilli plus de 100.000 visiteurs l’an dernier, proposera pour la 1ère fois cette année une nuit du cinéma avec la projection de 4 films de science-fiction dystopique.



































