Après avoir rassemblé plus de 2 millions de spectateurs, le spectacle Le Roi Lion a annoncé une 6ème saison de représentation au Théâtre Mogador. L’occasion pour media+ d’évoquer les spectacles produits par Stage Entertainment France et la dynamique du secteur avec Laurent BENTATA, directeur général de Stage Entertainment France.
MEDIA + Le spectacle Le Roi Lion a rassemblé plus de 2 millions de spectateurs. Comment analysez-vous ce succès ?
LAURENT BENTATA Le Roi Lion, ce n’est pas un spectacle, c’est une expérience à vivre. Après cinq saisons, ce show ne se démode pas, il se régénère. Dans notre milieu, le bouche à oreille est très important. Et les retours concernant Le Roi Lion sont très positifs. C’est une aventure à vivre en famille. L’empreinte émotionnelle est très forte. Le fait d’avoir traduit en français les chansons et le texte nous a permis aussi de rendre accessible ce show.
MEDIA + Que représente la logistique liée aux décors et aux costumes ?
LAURENT BENTATA Le Roi Lion est un spectacle qui demande un investissement important. Pour les besoins du show, nous pouvons compter sur plus de 50 artistes, 11 musiciens, 80 techniciens… qui travaillent tous les soirs pour proposer un spectacle de qualité. Une telle logistique implique forcément une grande rigueur. Il y a un juste équilibre à trouver entre l’industrialisation et le côté artisanal lité à la gestion des costumes, des décors, des marionnettes…
MEDIA + Le Roi Lion est renouvelé pour une sixième saison. Comment va évoluer le spectacle ?
LAURENT BENTATA La nouveauté réside dans les artistes. Certains s’en vont pour laisser place à d’autres talents. Et avec eux, c’est une nouvelle histoire qui s’écrit. Chaque artiste apporte sa sensibilité et son expertise. L’œuvre, elle, reste la même. Il y a trois ans, nous avons eu un point de bascule pour Le Roi Lion. Nous avons désormais près de 60% de nos clients qui sont des spectateurs qui ne viennent pas de Paris. Nous travaillons pour faire venir un public étranger, mais francophone.
MEDIA + Autre spectacle avec Chicago. Quel premier bilan tirez-vous de cette adaptation ?
LAURENT BENTATA Le bilan est très positif, avec plus de 100.000 spectateurs. Proposer Chicago a été un vrai pari, notamment en faisant appel à des artistes plus populaires, comme Shy’m et Vanessa Cailhol pour les rôles titres. Shy’m a eu quelques petits soucis l’obligeant à se mettre en retrait du spectacle, mais nous sommes ravis de son retour. Nous allons pouvoir finir en beauté les représentations. Avec Chicago, nous ne sommes pas dans la même approche que Le Roi Lion. L’aspect minimalisme que nous avons souhaité pour Chicago permet de laisser une place totale à l’œuvre.
MEDIA + Quel regard portez-vous sur l’état du spectacle vivant en France ?
LAURENT BENTATA L’offre de comédies musicales n’a jamais été aussi forte en France cette année. C’est positif et encourageant pour notre secteur. Sans oublier que ces spectacles permettent de créer de l’emploi. Il y a un véritable avenir pour la comédie musicale en France, il y a de la place pour tout le monde. En période de crise, le spectacle vivant s’est toujours très bien comporté, il y a cette réaction naturelle de se faire plaisir.
MEDIA + Planchez-vous déjà sur d’autres spectacles ?
LAURENT BENTATA Nous venons de terminer les représentations des Producteurs, avec près d’un demi-million de spectateurs. Ce spectacle, qui a reçu deux Molières, est un ovni. Une vraie comédie avec un grand C. Si le spectacle a performé, je pense qu’il a désormais besoin d’une petite pause. Peut-être que nous reviendrons dans 2 ou 3 ans… La rentrée 2026 sera marquée par la sixième saison du Roi Lion. Le rendez-vous à noter est pour septembre 2027 où nous devrions annoncer un nouveau spectacle…
MEDIA + Souhaitez-vous renouveler certaines collaborations avec des émissions de télévision ?
LAURENT BENTATA Il y a quelques temps, nous avions nouer une très belle collaboration avec «La Star Academy». Il est assez compliqué de s’intégrer dans des concepts très formatés comme «Danse avec les stars», «The Voice» ou encore «La Star Academy»… C’est toujours intéressant de pouvoir toucher un public plus large.



































