RFM/Virgin Radio: un projet de réorganisation territoriale retoqué partiellement par le régulateur

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L’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel et du numérique, a retoqué partiellement un projet de réorganisation territoriale des réseaux RFM et Virgin Radio présenté par leur propriétaire, le groupe Lagardère, selon une décision publiée mercredi. Le groupe, dont le principal actionnaire est le géant français des médias Vivendi, avait soumis au régulateur en octobre 2021 un projet de refonte du maillage territorial de RFM et Virgin Radio prévoyant la fermeture de 27 «cabines de journalistes» – c’est-à-dire des équipes restreintes qui réalisent les décrochages d’informations et de rubriques locales – sur un total de 83 existantes sur les 2 réseaux. Lagardère avait justifié la «réorganisation des réseaux locaux par la situation économique «très dégradée» des réseaux Virgin Radio et RFM», confrontés selon lui à «la concurrence accrue des plateformes de streaming» et à «la baisse tendancielle du marché publicitaire et de l’audience du média radio, accentuée par la crise sanitaire». Sur les 27 demandes initiales de fermeture de cabines d’informations, Lagardère en a finalement retiré 3, détaille l’Arcom. Le régulateur indique par ailleurs rejeter 16 demandes de fermeture et n’en accepter qu’une seule, soit la fermeture de la cabine d’informations de Dax, destinée à être rattachée à celle de Bayonne. Enfin, 7 demandes de fermeture sont devenues «sans objet eu égard à l’échéance définitive des autorisations», affirme l’Arcom. En clair, les demandes de changement de convention pour ces cabines n’ont pu être prises en compte, leurs autorisations d’utilisation de fréquence, d’une durée de 15 ans, arrivant à échéance. Dans un rapport d’impact du projet publié en avril, l’Arcom expliquait que les fermetures des cabines d’informations envisagées se traduiraient par la diffusion d’«informations régionalisées communes à l’ensemble des zones d’autorisations d’une même station locale», parfois «distantes de près de 200 km» ou appartenant «à des régions administratives distinctes», «en lieu et place d’informations dédiées spécifiquement à une zone et ses alentours». La cohérence géographique entre les zones regroupées apparaît «parfois incertaine», estimait le régulateur, qui anticipait par ailleurs une «baisse  du volume des informations et rubriques locales produites chaque semaine (du lundi au vendredi) par chaque station locale, de l’ordre de 33% à 80%», selon les stations. En octobre 2021, des syndicats avaient aussi alerté sur les conséquences d’un projet de plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) prévoyant la suppression d’une trentaine de postes et menaçant l’existence de 30 stations régionales sur 71 des réseaux Virgin Radio et RFM.