S. STEYER (KuB) : «Nous œuvrons pour la décentralisation de l’audiovisuelle et afin de favoriser la création»

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Alors que 2020 a été marquée par une pandémie mondiale, la plateforme KuB a initié de nombreux partenariats pour soutenir le secteur audiovisuel. L’occasion pour média+ d’échanger avec Serge STEYER, Directeur général KuB, et d’évoquer la stratégie de la plateforme.

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Quelle est l’offre proposée par KuB ?

Serge STEYER

KuB (KulturBretagne) est une plateforme en accès libre qui diffuse des œuvres visuelles et sonores (documentaires et fictions, podcasts, photos…) augmentées de textes qui les mettent en perspective. Également sur KuB, des vidéos exclusives réalisées en co-édition avec des structures culturelles (festivals, musées, théâtres, résidences…). KuB tend son micro aux artistes et pointe son objectif sur leur travail avec une obsession : comprendre l’essence de leur geste.  Chaque semaine, cinq nouvelles publications sont accessibles partout dans le monde, sans même la nécessité de créer un compte sur le site, et visibles en moyenne un an. Nous œuvrons pour la décentralisation de l’audiovisuelle et afin de favoriser la création. KuB est édité par l’Association Breizh Créative, et soutenu par la Région Bretagne et l’État (DRAC).

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Quelle a été votre implication envers le secteur culturel lors de cette année 2020 marquée par la crise sanitaire ?

Serge STEYER

KuB a créé «Festivals confinés de Bretagne», une proposition partenariale sans apport financier, simple et efficace pour soutenir les événements victimes de la crise sanitaire en leur proposant de se tenir en ligne sur kub.tv. C’est ainsi que nous hébergeons «Les Étoiles du documentaire» de la Scam (décembre 2020), «Excentrics», une collection de documentaires en région ayant reçus un soutien de la Scam (novembre 2020), le «Mois du documentaire», avec la diffusion du coup de cœur de la coordination régionale (novembre 2020), le «Festival national du film d’animation de l’AFCA» (avril 2020), «Courts en Betton», «Festival du Film de l’Ouest» (juin 20020), mais aussi le «Festival Pêcheurs du monde» (avril 2020). Ainsi, au total, ce sont plus de 85 films qui ont pu être projetés, et ce malgré l’annulation des événements physiques. Pour rappel, depuis 2017, KuB réalise des films en co-éditions avec des structures culturelles.

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Quel est le profil de votre public ?

Serge STEYER

Malgré notre forte présence régionale bretonne, 25% de notre audience provient de la région Bretagne, et 20% de la région parisienne. Enfin, notre public est composé à 25% du reste de la France, et à 30% de l’international. Concernant notre offre, elle est composée à 41% de documentaires, à 14% de clips musicaux, à 11% d’animation, ou encore à 7% de fictions et à 5% de podcasts.

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Quel est le bilan 2020 pour KuB ?

Serge STEYER

En 2020, nous avons aussi souffert de la crise, mais moins que le spectacle vivant, évidemment. Lors des derniers mois de confinement, nous sommes même montés à 150.000 sessions. D’initiative régionale, KuB cumule les succès en à peine trois ans, avec plus de 100.000 sessions web par mois, le Prix Audiens de l’initiative numérique 2019, le Prix Breizhacking 2019, et plus de 1.500 vidéos en ligne. Le tout est complété par un public d’envergure nationale, voire internationale.

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Quelles sont vos ambitions pour 2021 ?

Serge STEYER

En 2021, nous souhaitons continuer à faire perdurer ce système de travail avec les festivals, et ainsi devenir encore plus un partenaire auprès de ces acteurs de l’audiovisuel. Pour démarcher de nouveaux publics, nous avons une stratégie social media forte.