Sanctions imposées aux chaînes par le CSA: «ridicules et désuètes» selon RSF

Reporters sans frontières (RSF) a jugé mercredi «ridicule et désuète» la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) d’obliger les chaînes de télévision à signaler leurs manquements à la rigueur de l’information en lisant un communiqué. «Cette forme de sanction nous ramène une quarantaine d’années en arrière. Elle a quelque chose de vexatoire», estime RSF dans un communiqué.
La décision du gendarme de l’audiovisuel, qui a soulevé un tollé dans les rédactions, constitue selon RSF «une surenchère dans la sanction d’erreurs». L’organisation de défense de liberté de la presse estime «normal de sanctionner les médias qui manqueraient aux règles de déontologie», mais souligne qu’il «existe déjà un ensemble de mesures qui permettent de rappeler à l’ordre les rédactions». «Lors du renouvellement des licences, le CSA établit des bilans sur le respect des critères d’attribution. Ces bilans constituent des audits publics et traduisent le professionnalisme et la crédibilité d’une antenne», selon RSF.Elle rappelle aussi que «la plupart des rédactions, comme France 2 et France Inter, possèdent des médiateurs qui dialoguent avec le public, rendent compte des erreurs commises par leurs rédactions et formulent des corrections à l’antenne».
Le CSA a annoncé le 9 mars qu’il allait imposer aux chaînes, pour la première fois, la lecture systématique d’un communiqué à l’antenne quand des erreurs ont été commises. Les premiers concernés ont été TF1 et Canal+.

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