Les télés locales et Internet ont bénéficié par ricochet de la suspension totale des émissions politiques sur les chaînes publiques durant la campagne pour les élections régionales, de dimanche et lundi, une nouveauté dans l’arène politique italienne. «Il est incroyable qu’en Italie il existe autant d’émissions politiques, mais qu’elles soient interrompues précisément au moment où la politique devient importante», s’étonne le journaliste Enrico Mentana. Sous prétexte de ne pas favoriser un des partis en lice et par crainte d’amendes, la Rai, qui regroupe les chaînes publiques, a suspendu toutes ses émissions politiques, provoquant un tollé mais aussi un vide dans le débat électoral. La décision controversée de la Rai n’a d’ailleurs pas empêché son principal journal télévisé de recevoir une amende de 100.000 euros pour «déséquilibre» entre opposition et majorité et «présence trop faible» des petites listes. Même sanction pour son principal concurrent, Canale Cinque (groupe Mediaset de Silvio Berlusconi). «C’est comme si on avait dix équipes de foot et qu’au moment du lancement du championnat on en avait plus une seule», analyse M. Mentana, un ancien de la Rai et de Mediaset, qui du coup a créé une émission sur le site Internet du grand quotidien «Il Corriere della Sera».




































