«NRJ c’est un réflexe pour l’auditeur, comme le coca, une éducation». Pour la troisième année, NRJ organise la «NRJ School». Les étudiants recrutés sur casting alimenteront à la fin de leur cursus les équipes de la station. A l’issue de la période de sélection cette année, l’école comptera des animateurs polyvalents en radio et télé, des journalistes reporters d’images, des producteurs et des web master. Marc Scalia, le directeur des programmes de NRJ, nous explique la raison d’être de cette école un peu particulière.
média+ : Pourquoi avez-vous créé la «NRJ School» ?
Marc Scalia : On l’a créé parce qu’on s’est aperçu qu’il y avait un vrai besoin. On avait des animateurs de flux, mais il y avait une pénurie d’animateurs de contenus, qui ont une certaine culture générale. Ils ne sont pas des «pousse-disques» : lorsqu’il ouvre la bouche, c’est pour faire de l’humour, du divertissement ou de l’info. Nous allons vers ce type de profil pour tous les animateurs radio et télé. On peut dire que l’animateur de flux disparaît petit à petit, pour aller vers du sens. C’est ce qu’on recherche. C’est pour cette raison que nous faisons des castings avant de prendre les étudiants de la «NRJ school». Les autres écoles de journalisme ont le mérite d’exister, mais elles sont payantes, la nôtre ne l’est pas. Bien au contraire, on paye nos candidats dans le cadre d’un contrat de professionnalisation, à 85% du SMIC et ils sont logés. Nous formons nos équipes aux métiers de l’audiovisuel et de la radio, mais sans les formater. On avait besoin de ce pari. On l’a gagné puisque ça fait trois ans maintenant qu’elle fonctionne. Sur vingt candidats choisis pour faire les saisons de formation, on a réussi à en garder 13 dans le groupe NRJ, ce qui est un bon résultat. Cinq autres travaillent à l’extérieur pour la concurrence notamment TF1. Deux ont disparu de la circulation. Nous voulons approvisionner nos équipes en effectifs de qualité pour offrir à ce média radio évoluant des gens qui apportent du sens et du contenu, qui savent répondre à un auditeur, vendre une opération et qui sont capables d’éviter un dérapage radio. Bref, un vrai animateur radio. Il faut aussi des personnalités qui ont un «paraître» : puisque nous faisons de la télé, et il nous faut des animateurs-télé.
média+ : Comment faisiez-vous avant cette «NRJ School» pour recruter vos collaborateurs ?
Marc Scalia : Nous passions par des écoles, ou par ceux qui ont appris sur le tas. Ceux-là ne sont pas formés à la culture NRJ. C’est une culture, comme chez Nike ou TF1. NRJ c’est un réflexe pour l’auditeur, comme le coca, c’est une éducation. C’est une marque de qualité, je dirais même un label car c’est une marque globale qui fait de la radio, de la télévision, du mobile, du commercial, du web qui fait un peu tout mais qui ne faisait pas la formation.
média+ : Comment définissez-vous la culture NRJ ?
Marc Scalia : Cette culture, c’est le bon sens, le plaisir, le divertissement et c’est le contraire de l’aigreur ou du négatif. On allume NRJ pour se faire plaisir. C’est un tout, c’est aussi de l’info, du spectacle, du show. Et il faut être à la hauteur. Il y a la concurrence de la haute technologie qui émerge. Mais on est sur le point de créer une plateforme webradio un peu comme «youtube». C’est encore dans les cartons, je ne peux pas en parler pour le moment, mais ça va aboutir dans les 6 mois.



































