Le président du directoire de Vivendi Jean-Bernard Lévy a jugé vendredi dernier que le groupe de télécoms et de médias, qui a dévoilé il y a deux semaines avoir fait l’objet d’une offre du fonds américain KKR, était «assez bien à l’abri» d’une OPA. «Le fonds le plus important au monde a regardé s’il pouvait faire une OPA amicale sur Vivendi, il a conclu que ce n’était pas possible», a expliqué M. Lévy lors d’une réunion d’actionnaires. Avec 40 milliards d’euros, soit plus de 50 milliards de dollars, ce rachat par endettement (Leverage Buy Out, LBO), s’il s’était concrétisé, aurait été le plus important de ce type jamais réalisé dans le monde. «Plus tôt dans l’année, il y avait eu des tentatives un peu rocambolesques d’OPA hostiles sur Vivendi qui avaient été également bloquées très vite. J’en tire les conclusions», a-t-il ajouté. «Il ne faut jamais dire jamais. Il y des gens qui sont peut-être très riches et très irrationnels mais généralement les gens irrationnels ne sont pas si riches que ça. Je crois que Vivendi est assez bien à l’abri» d’une OPA, a-t-il insisté. «Les gens qui s’intéressent à Vivendi disent que, même en faisant une opération amicale, finalement ce n’est pas faisable», a-t-il ajouté. Jean-Bernard Lévy, qui avait été mandaté par le conseil de surveillance de Vivendi pour étudier l’offre amicale de KKR (Kohlberg Kravis Roberts), a jugé que «le chapitre est clos». Selon lui, le fonds a estimé qu’une telle offre était finalement «infaisable», parce qu’il n’était «pas en mesure de donner aux actionnaires une prime significative».


































