Webedia a pour objectif de doubler son chiffre d’affaires «dans les cinq ans»

236

Webedia a pour objectif de doubler
son chiffre d’affaires «dans les 5 ans»,
affirme Marc Ladreit de Lacharrière,
président-fondateur de Fimalac, la
maison mère de ce géant français du
web, dans un entretien au «Journal du
Dimanche». Le marché des données
de centaines de millions de visiteurs
et d’abonnés à travers le monde «est
balbutiant en France mais explose, avec
une croissance mondiale de 30% par an
et 100 milliards de dollars de recettes
à l’horizon 2020», précise l’homme
d’affaires. Des géants américains
tels que Facebook ont prospéré en
exploitant ces données personnelles
à des fins de ciblage publicitaire. Or,
ajoute-t-il, la plateforme de publicité
numérique Tradelab, l’une des filiales
de Webedia, est «aujourd’hui leader

[dans ce domaine]

en France, avec un
taux de croissance de 25 à 30% par
an». «Webedia, c’est 400 ingénieurs
et développeurs qui travaillent sur des
algorithmes, l’intelligence artificielle
et le traitement de ces data», précise
encore M. Ladreit de Lacharrière.
L’objectif est donc «de doubler» le c.a.
de la société, non pas dans les dix ans
mais «dans les cinq ans, si ce n’est pas
plus tôt», affirme-t-il. Webedia, c’est
tant un réseau de youtubeurs, «webinfluenceurs
» et autres stars des réseaux
sociaux (Norman, Cyprien, Natoo…)
qu’une galaxie de sites internet très
fréquentés (Allociné, JeuxVideo.com,
750g, Purepeople…). L’an dernier,
l’homme d’affaires de 78 ans, énarque
et milliardaire, avait dit vouloir faire de
Webedia un groupe de divertissement
pour les jeunes, «une sorte de petit
Disney pour «millennials», et viser
500 millions d’euros de c.a. à l’horizon

  1. En décembre, il a été condamné
    à huit mois de prison avec sursis
    pour avoir accordé un emploi de
    complaisance à la femme de l’ancien
    Premier ministre François Fillon dans
    l’une de ses publications, «la Revue
    des deux mondes». L’homme d’affaires
    avait plaidé coupable d’abus de biens
    sociaux dans le cadre d’une procédure
    de «comparution sur reconnaissance
    préalable de culpabilité» (CRPC).