Ambiance détendue au restaurant Le Palm Square (Cannes), à l’heure de défendre le bilan de l’Audiovisuel Extérieur de la France (AEF) et de ses filiales RFI-MCD et France 24. L’occasion pour média+ de rencontrer Alain de Pouzilhac, P.D.G. de l’Audiovisuel Extérieur de la France.
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Où en est l’Audiovisuel Extérieur de la France (AEF) ?
Alain de Pouzilhac
Sa constitution est aujourd’hui terminée, et c’est un soulagement car celle-ci a été longue et difficile. En effet, nous nous sommes efforcés d’acquérir une visibilité internationale dans un contexte délicat, un contexte de changement qui a affecté les consommateurs et les médias. Sa constitution achevée, nous pouvons nous recentrer sur les missions que nous nous sommes attribués, à savoir la diffusion de la langue et de la culture française, ainsi que le rayonnement de notre pays dans le monde.
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Vous parlez de «constitution», mais que regroupe cette appellation «Audiovisuel Extérieur de la France» (AEF)?
Alain de Pouzilhac
Elle regroupe la holding AEF, laquelle est propriétaire à 100% du groupe RFI-MCD (Radio France Internationale – Monte Carlo Doualiya) et de la chaîne France 24. Nous associons également, sous cette appellation, la chaîne partenaire TV5 Monde, dont nous sommes actionnaires à hauteur de 49%.
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Quel bilan tirez-vous de l’activité de chacune de ces entités ?
Alain de Pouzilhac
Ils sont inégalitaires. Aujourd’hui l’AEF. représente une audience hebdomadaire de 109,5 millions de personnes. Sur ces 109,5 millions, 55 millions constituent le public seul de TV5 Monde. France 24 – qui n’a que 2 ans et demi d’existence, je le rappelle – rassemble 19 millions de personnes chaque semaine. Et si nous nous intéressons à l’évolution de ces audiences, nous constatons que celle de France24 est en forte hausse, que celle de TV5 est stable et que celle de RFI-MCD chute dramatiquement. Du coup, la radio accuse un déficit de 3-4 millions d’euros.
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Quelles sont les ambitions de l’A.E.F. dans les mois/années à venir ?
Alain de Pouzilhac
Nous sommes actuellement en négociations avec l’Etat pour signer un Contrat d’objectifs et de moyens, lequel favorisera la modernisation et améliorera la compétitivité de notre groupe. Ce contrat sera effectif lorsque RFI ne sera plus déficitaire. Nous avons également entamé une politique de réduction des coûts et nous nous sommes fixés pour objectifs de sauver 60 millions d’euros, lesquels seront réinvestis dans les différentes filiales. Le but étant à terme – d’ici 2012 – de voir l’Etat actionnaire se désengager progressivement.



































