Le contenu de l’intervention de Nicolas Sarkozy à Nîmes mardi, marquant l’entrée du chef de l’Etat dans la campagne des européennes, est pris en compte pour la première fois par les radios et télévisions dans le cadre de la nouvelle répartition du temps de parole des hommes politiques. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a demandé aux radios et télévisions de comptabiliser, à partir du 27 avril, les interventions du président de la République qui «en fonction de leur contenu et de leur contexte, relèveront du débat politique national». Par exemple, si, lors d’un discours, le chef de l’Etat invite à voter pour une liste ou un candidat, l’opposition disposera en réponse du même temps de parole dans les 48h00. Chaque radio et télévision fera son décompte en fonction de ce qu’elle aura diffusé et du contenu du discours, précise-t-on au CSA. Après les élections européennes, le CSA doit définir en concertation avec les radios et télévisions les règles définitives applicables en dehors des périodes électorales au temps de parole du président de la République et de ses collaborateurs. Début avril, le Conseil d’Etat a invalidé le précédent dispositif de répartition du temps de parole, jugeant que la parole présidentielle ne pouvait être exclue «par principe» de la comptabilité. Jusqu’à cet arrêt, la règle des trois tiers (un tiers pour le gouvernement, un tiers pour la majorité et un tiers pour l’opposition) était appliquée.






























