Rémy Pflimlin, choisi par Nicolas Sarkozy pour diriger France Télévisions, a défendu son projet jeudi devant les sages du Conseil supérieur de l’audiovisuel, prônant une «innovation» dans la programmation et un «contrat de confiance» avec le téléspectateur «citoyen». Rajeunir l’audience, ne pas fermer la porte à la téléréalité, mais sans vulgarité, et rattraper le «retard» en matière de numérique: Rémy Pflimlin, a en ces termes passé jeudi son grand oral devant le CSA. «Grâce à l’abandon de la publicité qui nous permet de nous adresser au citoyen et non plus au consommateur, et grâce au numérique, nous pouvons proposer une télévision ouverte à la culture, une télévision citoyenne, respectée qui inspire confiance, une télévision de pointe comme doit l’être une entreprise publique», a déclaré M. Pflimlin lors de son exposé au CSA. Concernant la suppression de la publicité, il a précisé qu’il s’inscrivait bien «dans le cadre de la loi» (qui prévoit sa suppression totale d’ici fin 2011), mais à condition que les financements soient au rendez-vous. Si la publicité est maintenue en journée, il demandera un «moratoire» pour que France Télévisions puisse garder sa régie publicitaire, dont le chiffre d’affaires (environ 300 millions d’euros) «serait nécessaire au développement du groupe». L’accord de la haute autorité audiovisuelle, suivi par le vote des commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat, est nécessaire pour entériner la nomination de M. Pflimlin, actuellement à la tête de Presstalis (ex-NMPP), en charge de la distribution de la presse.




































