Commission sur l’audiovisuel public : Léa Salamé et Rachida Dati auditionnées, nouvelles règles instaurées

La commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, qui reprendra à partir de lundi, auditionnera notamment Léa Salamé, Rachida Dati et plusieurs représentants de Reporters sans frontières (RSF) ces prochaines semaines, a indiqué mardi son président dans un communiqué. Après la pause qui a succédé à près d’un mois de travaux, le député (Horizons) Jérémie Patrier-Leitus a expliqué avoir repris les convocations à l’issue d’une réunion du bureau de la commission d’enquête le 6 janvier. «Afin d’éviter le dévoiement de la commission en tribunal politique, en lieu de la politique spectacle, j’ai décidé d’organiser les auditions selon une répartition thématique cohérente», a précisé M. Patrier-Leitus. Le journaliste Pierre Haski sera auditionné le 21 janvier, en tant que président de RSF, avec deux autres représentants de l’association. Léa Salamé, présentatrice du 20H00 de France 2, sera auditionnée le 2 février tout comme Laurent Delahousse, autre figure de la chaîne, et la ministre de la Culture Rachida Dati le 5 février. Plusieurs séries d’auditions seront consacrées à l’activité de France Télévisions. Le président de la commission, qui porte sur «la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public», avait suspendu fin décembre l’envoi des convocations aux auditions après une multiplication d’incidents. Depuis leur lancement fin novembre, les travaux de la commission, créée à la demande de l’UDR, parti allié du RN qui prône la privatisation du service public de l’audiovisuel, se sont déroulés dans un climat tendu. La présidente de Radio France Sibyle Veil avait ainsi déploré, dans un courrier aux membres de la commission, les «déformations publiques» de ses propos tenus en audition, en visant des publications sur X de son rapporteur, le député UDR Charles Alloncle. Dans son communiqué mardi, Jérémie Patrier-Leitus a rappelé avoir fixé de nouveaux principes, «approuvés par le rapporteur et les membres du bureau». Il sera ainsi interdit aux membres de la commission de communiquer en temps réel sur les réseaux sociaux, sous peine de suspension de l’audience en cours, et de déformer les propos tenus par les personnes auditionnées, faute de quoi une réunion du bureau de la commission sera convoquée.

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