Pascal Praud, la vedette de CNews, a estimé samedi que sa collègue Sonia Mabrouk avait «trouvé les mots justes» en prenant ses distances avec le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne de leur chaîne malgré sa condamnation pour corruption de mineurs. «J’exprime ici toute ma solidarité à Sonia. Elle a trouvé les mots justes. J’aurais pu prononcer quasiment les mêmes paroles», a-t-il écrit sur le réseau social X.
«Chacun a pu entendre sur l’antenne de CNews que je me suis toujours engagé contre les violences sexuelles et les comportements sexistes. Je pense évidemment aux victimes», a-t-il poursuivi. «Je dis ici ce que je pense dans la plus grande transparence», a conclu Pascal Praud, en assurant que «CNews est la chaîne de la liberté d’expression».
Interpellée mardi par son invité le député socialiste Jérôme Guedj, sur le maintien de M. Morandini à l’antenne, Sonia Mabrouk avait répondu : «C’est une décision qui ne m’appartient pas.» «J’ai beaucoup de respect pour ma direction (…) mais en aucun cas ça ne vaut de cautionner cela», avait-elle poursuivi, avant de nuancer: «Il n’a pas été condamné pour ne plus exercer sa profession.» «Votre question est légitime, j’avoue que je n’en dors pas depuis plusieurs jours», avait conclu la journaliste, première figure de CNews à prendre ses distances avec le maintien de M. Morandini.
La réaction sur X de M. Praud a suivi la parution vendredi d’un article du Monde qui lui était consacré et dans lequel il déclarait: «A un moment, si tu n’es pas content, tu t’en vas.» Des médias ont repris ces propos en y voyant un désaveu de Sonia Mabrouk sur le cas Morandini, ce qu’il a démenti.
Selon lui, tous ses propos rapportés dans Le Monde sont issus de «deux entretiens» réalisés le 29 novembre et le 4 décembre, avant la décision de justice sur M. Morandini.
Le 15 janvier, la Cour de cassation a rendu définitive la condamnation de ce dernier pour corruption de mineurs pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016, en n’admettant pas son pourvoi.
CNews l’a maintenu à l’antenne pour son émission quotidienne, et l’animateur a indiqué envisager de saisir la Cour européenne des droits de l’homme.



































