Les guerres, mais aussi une Inde «onirique», les profondeurs marines ou l’actualité vue par Raymond Depardon feront partie en France de la 38e édition du festival Visa pour l’image de Perpignan (sud) dont la plupart des expositions ont été dévoilées mercredi. «En 37 ans de Visa pour l’image, on n’avait jamais fait Raymond Depardon, qui est quand même un incontournable», a déclaré Delphine Lelu, directrice générale du festival, dont le «pré-programme» annonce 17 des 25 expositions qui auront lieu entre le 31 août, début de la «semaine pro», et le 25 septembre. Par ailleurs, «c’est une partie de son travail sur l’actualité nationale et internationale que les gens ne connaissent pas forcément», a souligné Mme Lelu. Actualité oblige, trois pays en guerre feront aussi l’objet d’expositions: le Liban, dont Diego Ibarra Sanchez (pour The New York Times) présente les conflits depuis 2015 et Mohammad Yassine (L’Orient-Le Jour) «la guerre de trop» depuis début mars 2026, tandis qu’Abdulmonam Eassa nous montre celle entamée au Soudan en avril 2023 et Robin Tutenges, du collectif Hors Format, celle qui ravage depuis trois ans les hauts plateaux de la région Amhara, en Ethiopie. Parmi les autres expositions, celle de Laurent Ballesta, intitulée «Loin du ciel», nous amène dans les profondeurs marines, où «la nature persiste et s’invente des formes étonnantes», et celle de Paolo Roversi, «aux accents oniriques», dans une Inde qui «apparaît comme un espace suspendu entre ombre et lumière, réel et illusion», selon le pré-programme. «C’est une belle balade en Inde. Il y a beaucoup de douceur, d’élégance (…) Le public de Visa a besoin aussi de ça, parce qu’on présente 25 expositions», selon Mme Lelu, pour qui, «quand vous venez passer une journée seulement à Perpignan et que vous déambulez dans les expos, on ne peut pas vous servir que de la guerre». Les mariages virtuels au Japon (Jérôme Gence pour Le Figaro Magazine), le kush, nouvelle drogue chimique qui «anéantit la jeunesse» au Liberia et en Sierra Leone (Gaël Turine), «40 ans de photographie en Chine» vus par Michael Yamashita, l’illettrisme dans l’Hexagone et en Guyane (Jérémy Lempin) ou la catastrophe de Tchernobyl 40 ans plus tard, figurent aussi dans la 38e édition de Visa.



































